Auteur/autrice : Yann Tournesac

  • Regards de chercheurs avec Madani BEZOUI

    Regards de chercheurs avec Madani BEZOUI


    Enseignant-chercheur au sein de l’unité de recherche CESI LINEACT

    Membre de l’équipe Ingénierie et Outils Numériques

    Enseignant-chercheur au sein de CESI École d’Ingénieurs sur le campus de Nancy depuis mars 2021, Madani BEZOUI partage son temps entre l’enseignement et la recherche. Ses travaux portent sur la recherche opérationnelle, l’optimisation, l’aide à la décision et les systèmes complexes, avec pour objectif de développer des méthodes permettant d’accompagner les entreprises face aux défis de l’Industrie 4.0 et 5.0.


    Comment est née ton envie de faire de la recherche et comment tes sujets ont-ils évolué ?

    Mon envie de faire de la recherche est née d’un goût assez naturel pour les problèmes complexes : ceux qui demandent à la fois de la rigueur, de la curiosité et une vraie capacité à relier théorie et terrain.

    Au fil du temps, mes travaux se sont structurés autour de l’optimisation, de l’aide à la décision et des systèmes complexes, avec un intérêt croissant pour les enjeux de l’industrie du futur.

    Ce qui me passionne aujourd’hui, c’est la possibilité de transformer des problématiques complexes en solutions concrètes et utiles pour les organisations.

    Concrètement, comment tes travaux peuvent-ils aider les entreprises ?

    Mes recherches visent à aider les entreprises à mieux décider dans des contextes complexes : mieux planifier, mieux utiliser les ressources, gagner en performance, mais aussi en flexibilité et en robustesse.

    L’idée est simple : transformer la complexité industrielle en décisions plus intelligentes et plus utiles.

    À travers mes travaux, je cherche à développer des outils et des méthodes capables d’accompagner les entreprises face aux défis de l’Industrie 4.0 et 5.0, où les systèmes deviennent toujours plus interconnectés et dynamiques.



    Y a-t-il un projet qui illustre particulièrement l’impact de la recherche sur le monde industriel ?

    Oui, clairement. Ce que je trouve intéressant dans la recherche, c’est lorsqu’elle débouche sur des outils ou des méthodes directement utiles sur le terrain.

    Par exemple, DYNALOG, un projet retenu dans le cadre de France 2030 et auquel notre unité de recherche CESI LINEACT est partenaire, vise à optimiser la gestion de flottes de plus de cent robots autonomes dans des entrepôts logistiques. Le projet s’appuie sur la planification dynamique, la replanification et un jumeau numérique du système afin d’améliorer les performances globales des opérations.

    C’est une illustration très concrète de la manière dont la recherche peut contribuer à améliorer l’efficacité de systèmes industriels à grande échelle.

    Le message de Madani pour les étudiants, doctorants ou jeunes chercheurs :

    Je leur dirais de ne pas chercher des parcours “parfaits”, mais des questions qui les passionnent vraiment. La recherche demande de la patience, de l’exigence et parfois de l’obstination, mais elle offre aussi une vraie liberté intellectuelle. Et surtout : les problèmes difficiles sont souvent les plus intéressants.Madani BEZOUI

  • Journée d’étude « Faire face à la crise démocratique »

    Journée d’étude « Faire face à la crise démocratique »

    Journée d’étude DemoCIS : Faire face à la crise démocratique

    Vendredi 26 juin auSiège de la Région Hauts-de-France, hémicycle (151 avenue du Président Hoover)

    Un an après son lancement, DemoCIS organise sa première journée d’étude transversale : « Faire face à la crise démocratique. Éclairer, protéger, inclure, délibérer« 

    Ouvert au public, sur inscription.

    Télécharger le programme 

    https://democis.fr

  • 𝗣𝗲𝘁𝗶𝘁-𝗱𝗲́𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝗿 𝗱’𝗮𝗳𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗘𝗡𝗦𝗔𝗜𝗧 – 𝗜𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗶𝗻𝘀𝗰𝗿𝗶r𝗲 !

    𝗣𝗲𝘁𝗶𝘁-𝗱𝗲́𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝗿 𝗱’𝗮𝗳𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗘𝗡𝗦𝗔𝗜𝗧 – 𝗜𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗶𝗻𝘀𝗰𝗿𝗶r𝗲 !

    L’ENSAIT vous invite à son petit-déjeuner d’affaires, un temps de rencontres et d’échanges réunissant entreprises, acteurs économiques et partenaires du territoire.

    Nous aurons le plaisir d’accueillir M. Julien Pollet, Président Directeur Général de PROMOD, qui viendra nous partager sa vision autour du thème :

    « Comment rendre la mode de demain plus inclusive, plus durable et plus participative ? »

    Au programme :
    ・Échange avec M. Julien P.
    ・Mise en perspective des transformations économiques et des enjeux d’innovation
    ・Comprendre les enjeux de la taxe d’apprentissage pour la formation des ingénieurs de demain
    ・La matinée se clôturera par un temps convivial dans la Cour d’Honneur de l’ENSAIT

    📅 Vendredi 26 juin 2026
    🕗 Accueil à 8h15 – Début des échanges à 8h30
    🕙 Fin prévue à 10h00
    📍 ENSAIT – Roubaix

    🎟️ Événement gratuit – inscription obligatoire : https://lnkd.in/ex9TWnCc

  • Retour sur les Journées Nationales de l’Enseignement en Robotique 2026 sur le campus Arts et Métiers de Lille

    Retour sur les Journées Nationales de l’Enseignement en Robotique 2026 sur le campus Arts et Métiers de Lille

    Journées Nationales de l’Enseignement en Robotique : Retour sur l’édition 2026 à Lille

    En juin 2026, le campus Arts et Métiers de Lille a réuni le Groupement de Recherche en Robotique (GDR) du CNRS à l’occasion des Journées Nationales de l’Enseignement en Robotique (JNER) et de la Journée des Jeunes Enseignants en Robotique (JJER) : trois journées dédiées aux enjeux de formation en robotique.

    Une journée dédiée à la nouvelle génération d’enseignants : la JJER

    En ouverture de l’événement, le mercredi 17 juin, la JJER était consacrée à l’accueil et à l’accompagnement des nouveaux enseignants-chercheurs et doctorants.

    La journée a débuté par une session d’intégration des nouveaux collègues, organisée avec l’appui de leur marraine, Anne Spalanzani et de leur parrain, Pascal Vasseur, suivie d’interventions en Sciences de l’Education et autour des parcours menant au concours de maître de conférences. 

    L’après-midi a été tournée vers la pratique avec un travail collectif autour de séquences pédagogiques, aboutissant à des sessions de pitch en fin de journée. Cette approche collaborative a permis aux participants de se confronter concrètement aux enjeux de transmission pédagogique.

    Deux journées JNER au cœur des enjeux pédagogiques et technologiques

    Les 18 et 19 juin, les Journées Nationales de l’Enseignement en Robotique ont pris le relais avec une programmation structurée autour des grandes problématiques actuelles de l’enseignement en robotique.
    Ces journées s’inscrivent dans les objectifs portés par l’Action Prioritaire – AP3 « Robotique & Éducation » du GDR Robotique, qui vise notamment à

    • Dynamiser l’éducation à la robotique et par la robotique du secondaire au doctorat
    • Renforcer l’attractivité de la recherche en robotique

    Jeudi 18 juin : pédagogie, innovation et retours d’expérience

    Après une introduction par des représentants d’Arts et Métiers, du GDR Robotique et du LISPEN, la première journée a proposé plusieurs sessions thématiques.

    La matinée a abordé l’enseignement de la robotique dans les formations Arts et Métiers, l’intégration de l’IA dans les pratiques pédagogiques, l’intégration de la robotique dans les formations en gestion industrielle, ou encore le rôle de plateformes comme l’« Usine Agile » du LISPEN dans le lien entre enseignement et recherche.

    Les échanges se sont poursuivis autour de retours d’expérience concrets : plateformes robotiques pour l’enseignement, virtualisation pour l’enseignement de ROS ou encore intégration des enjeux de sobriété robotique dans les formations.

    L’après-midi a permis la visite de la plateforme « Usine Agile » (TIRREX), avant de nouvelles présentations portant sur des dispositifs pédagogiques innovants (développement d’un banc d’initiation à la robotique à câbles), des projets applicatifs en santé (conception d’une structure robotique pour une application médicale) ou encore une ouverture internationale avec l’enseignement de la robotique au Portugal en partenariat avec l’Université de Coimbra.

    Plusieurs industriels, Nyrio, Compliance Robotics et Fanuc, étaient également présents tout au long de la journée pour proposer des animations autour de stands de démonstrations et d’ateliers immersifs. 

    Les échanges entre académiques et industriels se sont poursuivis en fin de journée lors d’un dîner de gala. 

    Vendredi 19 juin : lien formation–industrie et compétitivité territoriale

    La seconde journée a mis l’accent sur les interactions entre formation, recherche et industrie au travers de nouvelles présentations telles que : 

    • la création d’un groupe de travail enseignement / industrie dans le cadre de l’AP3
    • des retours d’expérience de Proxinnov sur la formation et l’accompagnement de l’industrie
    • des projets intégrant formation, innovation et compétitivité territoriale par l’IRT Jules Verne
    • ainsi que les pitchs des partenaires industriels de l’événement, Compliance Robotics et Nyrio.

    La session suivante a porté sur le retour d’expérience de travaux pratiques de modélisation des robots en cursus ingénieur ENIM, mais également la présentation du logiciel CAD Robot.

    L’événement s’est conclu par un bilan des JNER 2026, après trois journées riches en échanges et en perspectives pour la communauté.

    Un rendez-vous au cœur des évolutions de la formation en robotique

    Cette édition 2026 des Journées Nationales de l’Enseignement en Robotique ont notamment permis de questionner en profondeur les évolutions des métiers et des pédagogies.

    Dans un contexte notamment marqué par l’essor de l’IA, l’ensemble des interventions et des échanges illustrent la nécessité d’adapter en continu les formations pour répondre à l’évolution aux défis technologiques et industriels.

    Soutenues par Arts et Métiers, AMVALOR et Carnot ARTS, et avec la participation de partenaires industriels tels que Niryo, JL Corp, Compliance Robotics et Fanuc, la JJER et les JNER 2026 ont ainsi offert un cadre privilégié pour structurer l’enseignement en robotique.

    JNER 2026 Lille
  • Loic PLÉ : IA et enseignement, le moment de vérité

    Loic PLÉ : IA et enseignement, le moment de vérité

    Pour Loic PLÉ, novembre 2022 a marqué un tournant pour les institutions d’enseignement. En découvrant les premières heures de ChatGPT, le Directeur de la Pédagogie de l’IÉSEG a immédiatement compris que l’intelligence artificielle générative allait bouleverser le rôle de l’École, la posture des enseignants et les compétences attendues chez les étudiants. Trois ans plus tard, il dresse un premier bilan, avec lucidité, exigence et humilité.

    Quelle a été votre réaction lors de votre découverte de l’IA générative, avec le lancement de ChatGPT en novembre 2022 ?

    Je l’ai testée dès sa sortie et j’ai été bluffé par la qualité du produit et sa facilité d’utilisation. Je me souviens avoir parlé à l’époque d’une « bombe thermonucléaire à fragmentation », dont on ignorait – et dont nous ignorons toujours – la portée. J’ai immédiatement pensé aux conséquences sur l’enseignement : j’ai compris que son impact dépasserait le seul sujet des évaluations. L’IA allait forcément nous questionner sur la manière dont nous apprenons, dont nous enseignons et sur ce que nous attendons des étudiants. Il était évident qu’il allait falloir s’adapter et vite. Un mois après le lancement de ChatGPT, je présentais les enjeux, le fonctionnement et les conséquences de cette révolution au Comité de Direction. Quelques semaines plus tard, c’était au tour des professeurs et du personnel administratif de l’École…

    Comment a réagi le monde académique ?

    Tout le monde ne m’a pas pris au sérieux, mais la première réaction, comme partout ailleurs, a concerné les risques de triche. C’était à mon sens un angle à prendre en compte, mais insuffisant face aux défis et aux opportunités de cette technologie. Ces derniers sont sans aucun doute les plus importants et les plus déstabilisants de l’histoire de l’enseignement. Il est rapidement apparu que l’enjeu n’était en aucun cas de bloquer l’outil mais de s’y adapter avec intelligence et humilité.

    Comment cette prise de conscience s’est-elle traduite ?

    Nous avons adopté une démarche systémique vis-à-vis de cette technologie. Tout d’abord, nous avons édité un code de conduite à la mi-2023 pour encadrer l’usage de l’IA par les étudiants et les enseignants. Nous avons ensuite proposé des formations à nos professeurs et staff, avec l’obtention d’un badge, ensuite uploadable sur leur profil LinkedIn. Nos étudiants ont également bénéficié d’une formation courte pour les sensibiliser à l’utilisation éthique et pertinente de cet outil dans un cadre d’apprentissage. Pour cela, et dans une démarche de transparence et de pédagogie, nous avons nous-mêmes utilisé l’IA générative pour leur présenter des cas d’usage et leur portée.

    A quoi sert encore une École à l’heure de l’IA ?

    C’est une vraie question, mais elle n’est pas nouvelle puisqu’on se la posait déjà à l’époque des MOOC. En réalité, ceux qui en profitent le mieux ont déjà un socle de connaissances solide. Dans le contexte de l’IA, l’École sert à mon sens à structurer la connaissance, à développer l’esprit critique face à des outils probabilistes, à apprendre à apprendre. Il ne faut pas non plus sous-estimer la dimension sociale de l’apprentissage : l’humain, les échanges et la confrontation des points de vue restent centraux.

    Parcours

    Titulaire d’un PhD en sciences de gestion de l’Université Paris-Dauphine, Loïc a intégré l’IÉSEG en 2005.

    Fondateur du Centre d’Innovation Technologique et Pédagogique (CETI) en 2009, il est aujourd’hui Directeur de la Pédagogie et enseignant en Management Stratégique.

    Il travaille notamment sur l’intégration du client dans les business models des entreprises et sur les dynamiques de co-création et de co-destruction de valeur au sein des écosystèmes de services. Il s’intéresse également aux implications de l’IA sur les stratégies et organisations des entreprises.

    L’évaluation n’est-elle pas le sujet le plus épineux ?

    Sans aucun doute, mais il faut prendre de la hauteur sur cette thématique : l’objectif n’est plus de lutter contre la triche, mais de s’assurer que les étudiants ont bien appris et qu’ils maîtrisent les compétences et les connaissances pour les mettre en oeuvre dans des situations données. Cela implique des évaluations plus concrètes, plus fréquentes et sans doute plus exigeantes : mise en situation, suivi des raisonnements, progression dans le temps. C’est plus chronophage, mais bien plus pertinent.

    Quel est le rôle de l’enseignant dans ce nouveau paradigme ?

    Il redevient central et fondamental : sa mission a toujours été de motiver l’étudiant à apprendre. Face à l’illusion de la connaissance instantanée et à la tentation d’utiliser des outils qui peuvent faire le travail à leur place, les étudiants ont besoin de sentir la passion et l’engagement de leur professeur, mais aussi d’être guidés dans leur usage de l’IA. Le cours magistral descendant, même brillant, ne suffit plus. Place aux pédagogies actives : simulations, jeux, études de cas réels avec des feedbacks d’entreprises, etc. L’IA doit être intégrée comme un levier, pas comme un substitut. Nous n’avons bien entendu pas attendu son avènement pour former et accompagner nos professeurs dans l’élaboration de cours toujours plus interactifs et collaboratifs.

    La question de l’éthique revient régulièrement dans les débats liés à l’IA : où faut-il placer le curseur sur une telle thématique ?

    J’ai co-coordonné une étude sur les usages de l’IA dans les Grandes Écoles pour la CGE, présentée en novembre dernier. Elle démontre une prise de conscience, chez les étudiants comme chez les enseignants, de l’importance d’une utilisation transparente de cet outil : déclarer quand on l’exploite, expliquer dans quel cadre et avec quelles données, et être vigilant face aux risques de biais et d’hallucinations. Plus globalement, il faut veiller à ne pas bloquer l’innovation par une sur-régulation : on observe aujourd’hui une tension entre une approche très normative et une forme de « far west » technologique. L’innovation précède toujours la régulation. À mon sens, pour réguler intelligemment, il faut d’abord expérimenter…

    Vous enseignez le management stratégique. A quel point l’IA est-elle un levier pour le monde de l’entreprise ?

    Je distinguerais quatre rôles complémentaires : l’analyste stratégique qui collecte et analyse les informations ; le facilitateur stratégique qui amplifie la capacité à décliner la stratégie, permet l’automatisation intelligente et l’innovation ; le partenaire du collaborateur, qui n’est pas une substitution, mais une collaboration entre l’IA et l’humain ; et enfin la boucle d’apprentissage dynamique, qui permet l’enrichissement mutuel de l’IA et de l’humain via l’usage.

    Autant d’aspects qui contribuent à l’adaptation stratégique, à la réactivité et à l’innovation des
    organisations.

    Quels conseils donneriez-vous pour tirer son épingle du jeu grâce à l’IA ?

    Je leur conseille tout d’abord de connaître les outils, leur fonctionnement et leurs limites pour ensuite l’utiliser à leur profit de manière éthique. Ils auraient tort, par exemple, de se passer de cette technologie pour analyser et améliorer leur CV, préparer leur entretien et ainsi gagner en efficacité. Face aux bouleversements en cours, il faut rester curieux et ouvert, mais aussi identifier ses forces pour voir comment s’appuyer sur l’IA pour aller un cran plus loin et devenir excellent dans son domaine.

    Comment imaginez-vous le futur de l’IA ?

    Compte tenu de la rapidité des évolutions, il est difficile de se projeter au-delà de deux ou trois ans. Et encore, c’est optimiste ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre stratégie IA en interne s’étale sur l’année 2025/2026, avec des mises à jour régulières. Il est indéniable que cette technologie va continuer à transformer en profondeur aussi bien l’enseignement que le monde professionnel. L’IÉSEG poursuit ses missions en intégrant l’IA chaque fois que cela est possible, mais reste humble et agile pour toujours garder une longueur d’avance.

    Cet article a été rédigé par Luna Créations pour le magazine IÉS, le magazine de IÉSEG Network, l’association des diplômés de l’École.

  • Prix Andrée Viollis : candidatez pour devenir juré(e) étudiant(e)

    Prix Andrée Viollis : candidatez pour devenir juré(e) étudiant(e)

    Le paysage du journalisme français s’enrichit d’une nouvelle distinction : le prix Andrée Viollis. Ce prix en partenariat avec le magazine ELLE et la CEJ a pour ambition de réhabiliter la mémoire d’Andrée Viollis, considérée comme la première grand reporter de l’entre-deux-guerres , et de l’inscrire aux côtés de figures comme Albert Londres ou Joseph Kessel. L’ESJ Lille a à cœur de s’impliquer dans les initiatives qui font avancer notre profession et appelle ses étudiant(e)s à jouer un rôle clé en candidatant pour devenir juré(e)s.

    Qui était Andrée Viollis ?

    Andrée Viollis (1870-1950) est considérée comme la première grand reporter de l’entre-deux-guerres. Journaliste engagée, militante antifasciste, anticolonialiste et féministe, elle a couvert toutes les guerres et toutes les révolutions de la première moitié du vingtième siècle.

    Correspondante pour Le Petit ParisienVendredi et Ce Soir, elle a travaillé sur la guerre civile en Irlande, celle d’Espagne, la montée du fascisme et les injustices coloniales en Indochine. À une époque où le journalisme de terrain était quasi exclusivement masculin, elle s’est imposée comme l’une des plumes les plus lues de son époque. Le prix qui porte son nom ambitionne de réparer son oubli dans le paysage du journalisme français contemporain.

    Devenez juré(e) : un appel aux étudiant(e)s de l’ESJ Lille

    Les étudiant(e)s des 16 écoles reconnues par la profession, regroupées au sein de la Conférence des écoles de journalisme (CEJ), constitueront le jury de présélection. C’est pourquoi l’ESJ Lille invite activement ses étudiant(e)s à s’impliquer dans ce projet :

    • Pour devenir juré(e), vous pouvez envoyer dès maintenant votre candidature à l’adresse contact@prixandreeviollis.fr.
    • Le jury de présélection effectuera son travail du 1er octobre au 15 novembre 2026.

    Rencontre avec Dorothée Lépine au sein de l’école

    Pour marquer ce lancement, nous aurons l’honneur de recevoir lors du Journalivre, le salon du livre journalisme et médias de l’ESJ Lille, Dorothée Lépine, co-fondatrice du prix et diplômée de l’ESJ Lille. Elle viendra vous présenter cette nouvelle récompense et échanger autour de son livre, Andrée Viollis, l’aventure du grand reportage, publié chez Flammarion.

    Informations pour nos diplômé(e)s : un prix pour les journalistes de plus de 40 ans

    Ce prix se démarque en distinguant des journalistes de plus de 40 ans, afin de rappeler que le talent, la curiosité et la passion n’ont pas d’âge. Chacune des catégories récompensera un grand reportage réalisé par un homme ou une femme consacré à la question des femmes. Si vous remplissez ces critères, nous vous encourageons vivement à participer.

    Détails et informations complémentaires disponibles ici

  • Regards Croisés : quand l’expérience des alumni nourrit les projets des étudiants

    Regards Croisés : quand l’expérience des alumni nourrit les projets des étudiants

    Le 18 juin, l’ISTC organisait la première édition de Regards Croisés : une vingtaine de personnes réunies, des étudiants de Master Entrepreneuriat (M1 et M2) et des anciens diplômés, pour une soirée d’échanges authentiques dans nos locaux de Wenov.

    L’objectif ? Permettre à nos étudiants de croiser leurs ambitions et leurs projets avec ceux qui ont tracé leur chemin juste avant eux. Chaque alumni a partagé son parcours, ses choix, ses réussites, et ses doutes. De leur côté, les étudiants ont pu présenter leurs projets entrepreneuriaux, certains déjà lancés, d’autres encore en construction, et recueillir des retours concrets auprès de professionnels qui ont un jour été à leur place.

    Ce format « sans filtre » a créé quelque chose de rare : des discussions vraiment utiles, loin des discours lisses. Et la preuve que cela a fonctionné ? Une alumni a d’ores et déjà pris contact avec deux étudiants pour une potentielle collaboration sur son projet.

    La suite ? Une prochaine édition est déjà prévue, avec l’ambition d’aller plus loin : des ateliers pratiques, des démonstrations, encore plus d’interactions.

    Merci aux alumnis pour leur générosité, et à nos étudiants pour leur engagement. 

  • SKEMA strengthens the board of its MSc Global Luxury Management in Dubai

    SKEMA strengthens the board of its MSc Global Luxury Management in Dubai

    SKEMA Business School is strengthening the governance of its MSc Global Luxury Management with the appointment of three new members from leading players in international luxury, jewellery and high-end retail: Kering, Chalhoub Group and Tiffany & Co. These appointments support the programme’s development in Dubai, in a region that has become central to luxury houses.

    A programme connected to luxury industry decision-makers

    The board of the MSc Global Luxury Management welcomes Miral Youssef, President of Kering Middle East & AfricaPatrick Chalhoub, Executive Chairman at Chalhoub Group; and Robin Langlais, Managing Director and Vice President, Middle East and Africa at Tiffany & Co., who is also a SKEMA alumnus.

    Based in Dubai, Chalhoub Group is one of the key players in luxury retail and distribution in the Middle East. A partner to many international houses, the group supports their development across the region, notably in fashion, beauty and brand experiences.

    “As a SKEMA alumnus, it is a great honour to contribute to a programme that connects academic excellence with the realities of the luxury industry. The development of the Dubai track reflects the strategic importance of this region for luxury brands worldwide,” says Robin Langlais.

    The programme’s academic dimension is also being strengthened by Emmanuelle Rigaud, who oversees the academic teams across the New York, Paris and Dubai tracks, working with Lea Kiwan, programme lead on SKEMA’s Dubai campus.

    These appointments reflect SKEMA’s ambition to bring the programme closer to industry decision-makers and strengthen students’ professional immersion.

    An international advisory board

    The new members join an advisory board made up of senior executives, luxury industry experts and SKEMA alumni. It includes Vitalie Taittinger, CEO of Champagne TaittingerAnthony Ledru, CEO of Tiffany & Co. and a SKEMA alumnusGary Pinagot, Marketing Director at BalenciagaFleur Siesse, Human Resources Director for Creative Functions at Chanel Fragrances & Beauty; as well as professionals from Campari Group, BSR, Pinterest, JD.com and SKEMA.

    Dubai, a strategic market

    Launched in 2019, the MSc Global Luxury Management combines academic teaching, applied projects and collaborations with luxury houses. The programme offers two specialised certificates: Luxury Digital Marketing & Strategy, developed with New York University SPS, and Retail Excellence and Client Relationship Management in Dubai, with a specific certificate delivered by LVMH.

    With the opening of the Dubai track in 2025, SKEMA is strengthening its presence in an ecosystem driven by the growth of high-end retail, the arrival of an international clientele and the increased presence of major luxury houses. Opened in February 2025, the Dubai campus is SKEMA’s tenth international location and acts as a gateway to the MENA and Indo-Pacific regions.

    By strengthening its advisory board with professionals involved in these transformations, SKEMA is pursuing the international and professional development of the MSc Global Luxury Management.

    Read the press release

  • Deux étudiants d’IMT Nord Europe remportent le Challenge Étudiant SIMU 2026 : Réduction de Modèles

    Deux étudiants d’IMT Nord Europe remportent le Challenge Étudiant SIMU 2026 : Réduction de Modèles

    Félicitations à nos élèves Xinxia Li et Luís Guilherme Lemos, lauréats du Challenge Étudiant SIMU 2026 – Réduction de Modèles Optimisation multi-objectifs sur structure simplifiée en crash, organisé par la Société des Ingénieurs de l’Automobile (SIA).

    Ils ont préparé ce concours dans le cadre de leur Projet de Découverte de la Recherche (PDR), encadré par Modesar Shakoor, enseignant-chercheur au sein de notre Centre d’Enseignement, de Recherche et d’Innovation Matériaux et Procédés.

    Un défi scientifique au plus proche des enjeux industriels

    Ce challenge avait pour objectif de confronter les étudiants à un cas concret issu du monde industriel à travers une étude avancée d’optimisation appliquée à une structure simplifiée soumise à un crash.

    Deux niveaux de complexité étaient proposés :

    • la variation d’épaisseur de la structure ;
    • la variation de géométrie, correspondant au niveau le plus avancé du challenge.

    L’objectif scientifique consistait à développer un modèle surrogate, capable de reproduire rapidement les résultats de simulations 3D complexes tout en réduisant fortement les temps de calcul et en conservant un bon niveau de précision.

    Les solutions développées par les participants ont ensuite été évaluées selon différents critères de performance dans le cadre d’une optimisation multi-objectifs.

    Une belle reconnaissance pour nos étudiants

    En remportant ce challenge, Xinxia Li et Luís Guilherme Lemos ont su démontrer leurs compétences scientifiques et techniques sur une problématique directement liée aux enjeux actuels de l’ingénierie et de l’industrie. Ce type de challenge leur permet de se confronter à une situation réelle et d’avoir un aperçu de certaines problématiques rencontrées en recherche.

  • IMT Nord Europe renforce sa coopération académique avec l’Inde : un nouveau partenariat avec IIT Bhilai

    IMT Nord Europe renforce sa coopération académique avec l’Inde : un nouveau partenariat avec IIT Bhilai

    À l’occasion du renouvellement de l’accord entre l’Indian Institute of Technology (IIT) et l’Institut Mines-Télécom, IMT Nord Europe a signé un nouveau partenariat de formation avec IIT Bhilai.

    Cette collaboration marque une nouvelle étape dans le développement des relations académiques internationales de l’école et ouvre la voie à la création d’un programme stratégique de double diplôme entre les deux institutions.

    L’objectif de ce partenariat est de renforcer la coopération franco-indienne dans les domaines de la formation en ingénierie, de la recherche et de l’innovation, tout en favorisant les échanges académiques et scientifiques entre la France et l’Inde.

    Un programme tourné vers l’international

    Ce partenariat s’articule autour de plusieurs ambitions communes :

    • délivrer des diplômes d’ingénierie conjoints reconnus à l’international (Master of Science) ;
    • favoriser la mobilité étudiante entre l’Europe et l’Inde ;
    • renforcer l’employabilité grâce à une formation multiculturelle et interdisciplinaire ;
    • créer des passerelles vers les études doctorales et les carrières internationales dans la recherche.

    En s’appuyant sur les expertises complémentaires d’IMT Nord Europe et d’IIT Bhilai, ce programme a vocation à former des ingénieurs et chercheurs capables de répondre aux grands défis technologiques, industriels et sociétaux à l’échelle mondiale.

    Une collaboration durable entre deux institutions engagées

    Pour Emmanuel Dequeker, Directeur des Relations Internationales et des Partenariats Académiques d’IMT Nord Europe :

    « Le programme de double diplôme entre IMT Nord Europe et l’IIT Bhilai représente une opportunité stratégique de combiner les forces de deux institutions dynamiques et de construire un modèle éducatif innovant favorisant l’excellence, l’internationalisation et une collaboration durable. En créant un parcours académique intégré entre la France et l’Inde, ce partenariat contribue à former une nouvelle génération d’ingénieurs et d’innovateurs ouverts sur le monde. »

    Ce partenariat illustre la volonté d’IMT Nord Europe de renforcer sa présence à l’international et de développer des collaborations académiques durables avec des établissements de premier plan.