Auteur/autrice : Yann Tournesac

  • Quand pédagogie et industrie se rencontrent autour d’un projet VTT

    Quand pédagogie et industrie se rencontrent autour d’un projet VTT

    Une machine au service d’un projet concret 

    La fraiseuse 5 axes hautes performances, acquise dans le cadre du programme ELF, a trouvé dans le projet de fabrication d’un cadre de VTT une application pédagogique directe. L’équipe d’étudiants, menée par Clément Pavani, a proposé ce projet pour participer à une course de VTT enduro en juillet 2026. Une discipline polyvalente qui combine montées efficaces et descentes rapides. On le pratique sur des sentiers techniques, avec des obstacles naturels comme des racines, des pierres, des sauts ou des pentes raides. C’est donc un sport engagé et exigeant autant pour le pilote que pour son vélo. 

    Selon Laurent Laboureau, enseignant en UGV, la machine « a servi à réaliser efficacement des pièces du cadre de VTT » et « a évité des reprises complexes sur d’autres machines ». Le projet a aussi permis de tester et de valider sur la fraiseuse 5 axes la chaîne numérique présente sur le campus de Cluny et utilisée dans le monde industriel, avec 3Dexperience pour la conception et la génération des trajectoires et NCSimul pour la simulation d’usinage. 

    Cette utilisation fait écho aux caractéristiques de l’équipement. La fraiseuse 5 axes, de marque DMG Mori et modèle DMU90P, remplace une machine de 1993. Elle est présentée comme une machine rigide et précise, dotée d’un fort couple à la broche et de grands efforts de poussée sur les axes. « Sa commande numérique de dernière génération, conviviale et compatible avec des simulateurs sur PC, en fait un support intéressant pour la formation des étudiant·es », précise Guillaume Fromentin, référent ELF sur le campus. 

    Un projet salué par le ministre de l’Industrie 

    « Nous avons eu un groupe de jeunes extrêmement motivés qui ont mis une énergie exceptionnelle dans leur projet. Grâce à cette énergie, ils ont su emmener dans leur aventure les encadrants, enseignants et techniciens. C’est cette dynamique qui a permis l’aboutissement du projet. Bravo à cette équipe hors norme ! » se félicite Laurent Laboureau  

    Cette reconnaissance est pleinement partagée par les autres encadrants. « Un groupe d’étudiants incroyable, audacieux, d’une rigueur peu commune dans leur engagement, attentifs et réactifs à tous les conseils. Ils ont fait un travail de titan qui mérite amplement d’être mis à l’honneur. Bravo pour toute cette énergie ! J’ai été très fière de les accompagner dans cette aventure, véritable situation authentique d’apprentissage, avec tous mes collègues. Merci à eux pour leur confiance et leur implication. Je leur souhaite une très belle réussite pour la suite de leur parcours, » souligne Agnès Bourg, professeure en sciences humaines et sociales 

    « Les élèves ont été pro-actifs dès la phase de préconception avec une recherche très en amont de partenaires. Avec une telle motivation du groupe, je ne pouvais pas me permettre de les laisser sur le bord de la route et les ai accompagnés dans la recherche de partenaires pour la fourniture de la matière première, de la visserie et sur quelques problématiques de Fabrication Assistée par Ordinateur (FAO). Leur implication de bout en bout a permis à toutes les personnes impliquées de prendre le train de leur motivation sans faille, malgré toutes les problématiques inhérentes à la production de pièces aussi ouvragées. Bravo à cette équipe d’élèves qui a su tenir bon jusqu’au bout », s’enthousiasme Benoit Madelaine, ingénieur d’étude dans l’équipe UGV du LaBoMaP. 

     Les étudiants ont présenté leur prototype à Sébastien Martin, ministre de l’industrie, sur leur stand de la société des Arts et Métiers lors du dernier Global industrie à Paris, qui a salué leur projet avec un post sur les réseaux sociaux.  

    Les étudiants rencontrent le ministre l'industrie Sébastien Martin au Salon Global Industrie

    « La course VTT enduro a été annulée mais toute l’équipe présentera ses travaux lors de la prochaine conférence CIRP HPC du 17 au 19 juin 2026 sur le campus de Cluny, » conclut Clément Pavani. 

    Une nouvelle fraiseuse 5 axes au service de la formation et de la recherche 

    La fraiseuse 5 axes hautes performances F5AHP, de marque DMG Mori et modèle DMU90P, s’inscrit dans une logique Industrie 4.0 grâce à plusieurs intégrations : 

    • un système de surveillance de l’usure d’outil et de collision avec le soutien de Digitalway, 
    • un système de supervision de Five CORTX (mécène), 
    • une solution de Siemens de suivi de la consommation d’énergie, 
    • un système de palettisation fournis par l’entreprise EROWA (mécène), 
    • des attachements d’outils donnés par  par la société KENNAMETAL. 

    Un projet futur de chargement robotisé par AMR et cobot est également envisagé dans le cadre du projet ELF ROAM. 

    Le financement de cette nouvelle machine s’appuie sur plusieurs projets et dispositifs : RECLASSIF pour l’étude et la maîtrise des consommations énergétiques en usinage, ICARTS MODUS pour la caractérisation des champs cinématique et thermique lors de l’usinage des superalliages réfractaires, les ELF via la fondation Arts & Métiers pour l’enseignement, la formation en fraisage 5 axes, un projet de jumeau numérique en fraisage, le projet Delage.

  • Taxe d’apprentissage 2026 : soutenez l’IAE Lille et formez les talents de demain

    Taxe d’apprentissage 2026 : soutenez l’IAE Lille et formez les talents de demain

    La plateforme pour le versement de la taxe d’apprentissage 2026 est ouverte depuis le 26 mai ! Découvrez les valeurs de l’IAE Lille et les modalités de versement.

    Des changements de formation pour s’adapter à vos besoins

    Afin d’offrir aux étudiants les meilleures conditions de réussites pour leur insertion professionnelle et de répondre aux enjeux des acteurs socio-économiques, l’IAE Lille développe chaque année ses formations.

    Dans le cadre de sa nouvelle accréditation 2026, l’IAE Lille a engagé une refonte de ses maquettes pédagogiques tout en prêtant attention aux enjeux contemporains et aux compétences attendues sur le marché. On peut remarquer ce développement dès la rentrée universitaire 2026-2027 avec les formations suivantes :

    Un investissement concret au service de la réussite étudiante

    En choisissant de verser votre taxe à l’IAE Lille, vous contribuez directement à l’amélioration des conditions d’études, à l’innovation pédagogique et à l’insertion professionnelle de plus de 3 800 étudiants.

    Créer des espaces de vie favorisant le bien-être étudiant

    La taxe d’apprentissage a permis de développer le tiers-lieu « UBU » sur le campus Moulins de l’IAE Lille et de la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales, Université de Lille (FSJPS) pour les étudiants.

    L’objectif de ce tiers-lieu ? Offrir aux étudiants un espace en plus pour se restaurer et se détendre au sein d’une composante où les restaurants universitaires étaient vite saturés par leur capacité d’accueil.

    UBU, nouvel espace de restauration

    Soutenir des pédagogies innovantes et engagées

    L’IAE Lille place l’apprentissage par l’action au cœur de sa pédagogie (« Learning by doing »). Grâce aux projets menés au sein de ses formations, les étudiants développent leurs compétences tout en répondant à des enjeux sociétaux concrets.

    Parmi eux, le projet « Fracture Numérique », porté depuis deux ans par des étudiants sous la supervision d’un enseignant-chercheur, illustre parfaitement cette ambition. Les étudiants interviennent auprès de différents publics afin de sensibiliser aux usages du numérique, à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité, à la prévention des arnaques en ligne ou encore à l’utilisation responsable des réseaux sociaux auprès des élèves de CM2.

    En somme, ce projet démontre que les groupes projet de l’IAE Lille ne sont pas de simples exercices académiques, mais de véritables vecteurs d’inclusion qui préparent les étudiants à devenir des citoyens engagés et responsables.

    Accompagner l’insertion professionnelle des étudiants

    La réussite de nos étudiants passe également par un accompagnement renforcé vers l’emploi. Ainsi, l’école met à disposition de ses étudiants un Career Center intégré à la plateforme GRIMP, leur donnant accès à des offres de stages, d’alternance et d’emploi exclusivement pour eux. Les entreprises partenaires utilisent cette plateforme pour diffuser leurs opportunités et entrer en contact avec les étudiants de l’IAE Lille.

    Centre de ressources en langues (CRL), pour se perfectionner en langues Salle B451 - Campus Vieux Lille de l'IAE Lille

    Développer les compétences de demain

    Auparavant, la taxe d’apprentissage a également permis de contribuer à l’ouverture d’un Centre de Ressources en Langues (CRL) à l’IAE Lille. Cet espace pédagogique permet aux étudiants de développer leurs compétences linguistiques, essentielles dans un monde professionnel favorisant de plus en plus l’international.

    Grâce à des équipements adaptés et à des ressources dédiées, les étudiants peuvent progresser en autonomie et renforcer leur employabilité.

    Modalités de versement de la taxe d’apprentissage en 2026

    Le versement de la taxe d’apprentissage cette année a lieu du 26 mai au 21 octobre sur la plateforme SOLTéa.

    Choisir l’IAE Lille, c’est investir dans la formation de futurs professionnels qualifiés, engagés et prêts à relever les défis des organisations de demain !En savoir plus

    Pour toutes questions concernant la taxe d’apprentissage, contactez notre service relation entreprises sur le formulaire contact dédié en cochant la case « Une offre d’emploi à transmettre ou la taxe d’apprentissage ».

  • Anishta Teeluck: African champion, Olympic swimmer and SKEMA student

    Anishta Teeluck: African champion, Olympic swimmer and SKEMA student

    Mauritian Olympic swimmer Anishta Teeluck, born in Milan, is pursuing the MSc Sport, Event and Hospitality Management at SKEMA Business School’s Sophia Antipolis campus. Based in Antibes, where she trains alongside other international athletes, the two-time African champion in the 200m backstroke reflects on her journey, the Paris 2024 Olympic Games and her long-term ambition: reaching Los Angeles 2028.

    Anishta Teeluck has built her life around water, discipline and movement. Born in Milan, with dual Italian and Mauritian citizenship, she grew up in Italy, where she began swimming as a child and competed at both junior and elite national level. After the Covid period, she chose to represent Mauritius internationally, a decision that opened a new chapter in her sporting career.

    Since then, she has competed in African championships, world championships and, in 2024, the Olympic Games in Paris, where she represented Mauritius in the 200m backstroke. Crowned African champion twice in the 200m backstroke in 2024, she is also a multiple Mauritian national record holder. Two weeks ago, at the African Championships in Algeria, she broke a historic 34-year-old national record in the 400m freestyle and won silver in the 200m backstroke, despite being ill during the competition.

    Following the Games, she received a World Aquatics scholarship to train in Antibes, alongside other international athletes. Alongside her sporting career, she is pursuing the MSc Sport, Event and Hospitality Management at SKEMA Business School’s Sophia Antipolis campus.

    Can you tell us about your background and your journey as a swimmer?

    I was born in Milan and I have dual citizenship: I am Italian and Mauritian. I grew up in Italy, where I studied and began my swimming career. I am now pursuing a master’s degree in Sport, Event and Hospitality Management at SKEMA, and I will start my second year in September. I started swimming when I was around two years old. My mother put me in the pool, and that is how it began. I started competitive swimming when I was five or six.

    Mauritius is a small island, a small country, and we did not have a very large delegation. I think we were around 13 athletes in total.

    At first, I mainly swam in Italy for my club and competed at Italian national level, both in junior and elite competitions. I reached the finals at the Italian junior national championships. Then, after Covid, I felt that I needed to experience something more.

    Is that when you decided to represent Mauritius?

    Yes. In swimming, you can only have one sporting nationality. I decided to use my Mauritian nationality and went to Mauritius to take part in competitions. That opened many doors for me. I competed in several African championships, world championships and then the Paris 2024 Olympic Games in the 200m backstroke. That decision changed my path.

    When did swimming become more than a passion?

    After Covid, around 2022. I started travelling for competitions and received some support from the government after winning medals at continental level. It was not a lot, but it helped. That was when I thought: “Now this is becoming serious.”

    After the Olympics, I received a scholarship from World Aquatics to train in Antibes, in a training centre with other international athletes. I have been based here since last year. I then decided to continue my studies and join SKEMA.

    You represented Mauritius at the Paris 2024 Olympic Games. What did that experience mean to you?

    It was huge. Mauritius is a small island, a small country, and we did not have a very large delegation. I think we were around 13 athletes in total.

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    I was able to experience the Olympic Village, the opening ceremony and the closing ceremony. I stayed in Paris for almost a month, and it was amazing. When you enter the Olympic Village, it feels like another world. Everything is made for athletes. You see athletes from everywhere. It is an experience unlike any other.

    What do you remember from your race?

    On the day of my race, I was in the first heat of the day. I felt as though all eyes were on me. When I entered the pool area, I saw the crowd around me and heard everyone shouting. I remember thinking: “Where am I?”

    If I put too much pressure on myself, it affects my performance.

    It was impressive. I was not as focused as I would have liked to be. My emotions took over a little. But it was an amazing experience. I enjoyed the Olympics, and now my goal is to reach the Los Angeles Olympic Games in 2028.

    You specialise in backstroke. What do you like about this discipline?

    I like every stroke, but I am faster in backstroke, so that became my discipline. I have competed a lot since I was young, and I still compete a lot today.

    For most races, except the Olympics, which were different, I try not to think too much about pressure. I do not tell myself: “I have to win” or “I have to swim this specific time.” If I put too much pressure on myself, it affects my performance.

    I try to follow my routine: wake up, have breakfast, do my warm-up, get ready, put on my suit and go to the call room. I focus on what I know how to do.

    How do you balance high-level sport and your studies at SKEMA?

    Organisation is very important. Being close to my training centre in Antibes helps a lot. I also have a car here, which makes things easier. If I had to take the bus every time, it would be much more difficult.

    SKEMA also gives me flexibility. Sometimes I arrived late to class because of training, but the professors knew my situation and were understanding. That helped me attend classes when I could, listen to the lectures and keep up with the programme.

    My classmates also helped me a lot. When I did not understand something, they took the time to explain it to me and send me their notes. That support made a real difference.

    Does this dual project require sacrifices?

    Yes. I do not really have much of a social life. I swim, I go to school, I study. Sometimes I have dinner with my classmates, but that is it.

    You have to make sacrifices. For now, I am happy with it, and my results have been good, so I feel positive about the situation.

    What has swimming taught you about discipline, resilience and failure?

    My motto is never to give up. After the Olympics, I went through a more difficult period. I was not performing as I had before. In those moments, you have to continue and trust the process.

    If you keep training and keep doing everything you can, the results will come. You have to stay consistent, determined and focused on your goals. When something does not work, you have to ask yourself what went wrong and what you can improve.

    What are your next goals?

    In sport, my long-term goal is to compete at the Los Angeles Olympic Games in 2028. In life, I want to find a job, be stable somewhere and continue swimming, even after my career. Not at the same level, of course, but I want sport to remain part of my life.

    What kind of job would you like to do?

    To be honest, I do not know yet. As I am studying sport management, I would like to work for an organisation or a company involved in managing sporting events. Maybe in an Olympic committee or in the international sports sector. I am still thinking about it.

    What advice would you give to students who want to pursue an ambitious project?

    You need to be organised. When you have things to do, you need to follow your organisation and do them. And when you do not feel like doing something, you need to think about your goals.

    Difficulties are always there. Obstacles are always there. You have to keep pushing and do things as well as you can. There are sacrifices, of course. It is difficult, but it is not impossible.

    Do you have any role models in swimming?

    In swimming history, Michael Phelps is a reference. But Federica Pellegrini was also one of my role models. She is Italian, and when I was a little girl in Italy, I watched her a lot.

  • Arts et Métiers lance le projet européen CIRCUIT4EU

    Arts et Métiers lance le projet européen CIRCUIT4EU

    Les 10 et 11 juin, Arts et Métiers a organisé le kick-off meeting du projet européen CIRCUIT4EU, réunissant les 17 partenaires du consortium pour deux journées d’échanges et de travail.

    Cette première rencontre a constitué une étape essentielle pour le lancement du projet. Elle a permis à chaque partenaire de présenter son organisation, son expertise ainsi que son rôle au sein du consortium. Ces échanges ont favorisé une meilleure compréhension des compétences de chacun et posé les bases d’une collaboration étroite pour les trois prochaines années.

    Un consortium européen aux expertises complémentaires

    Coordonné par Arts et Métiers, le consortium CIRCUIT4EU rassemble 17 partenaires issus du monde académique, de la recherche, de l’industrie et des organisations spécialisées :

    • Arts et Métiers (France) – coordinateur du projet ;
    • AMVALOR (France) – filiale d’Arts et Métiers pour la valorisation de la recherche partenariale
    • ECOWISE EKODENGE LIMITED (Royaume-Uni) ;
    • SCYCLE / UNITAR (Allemagne) ;
    • ECOSWEEE (Italie) ;
    • ECOGENESIS (Grèce) ;
    • WEEE Forum (Belgique) ;
    • N-ABLE GROUP (Pays-Bas) ;
    • LORTEK (Espagne) ;
    • MAG REESOURCE (France) ;
    • TECH-TAKEBACK LTD (Royaume-Uni) ;
    • ORANGE SA (France) ;
    • Université de Ljubljana (Slovénie) ;
    • Circular Intelligence Association (Belgique).

    Le consortium s’appuie également sur plusieurs entités affiliées et partenaires internationaux, notamment en Colombie et au Nigeria, afin de renforcer la dimension internationale du projet et le partage des bonnes pratiques.

    Une feuille de route partagée

    Au cours de ces deux journées, les partenaires ont passé en revue les différents Work Packages du projet ainsi que les tâches associées. L’objectif était de partager une vision commune des activités à mener, de clarifier les responsabilités de chacun et de s’assurer que l’ensemble du consortium dispose d’une compréhension commune des objectifs et du calendrier de travail.

    Cette première réunion marque le début d’une collaboration de 42 mois, durant laquelle les partenaires travailleront conjointement à la mise en œuvre des différentes actions prévues dans le projet.

    Contribuer à une économie circulaire plus performante

    Le projet CIRCUIT4EU vise à développer des solutions innovantes pour améliorer la réutilisation, le reconditionnement et le recyclage des matières premières critiques contenues dans les déchets d’équipements électriques et électroniques.

    En réunissant des partenaires aux expertises complémentaires, le consortium entend contribuer au développement d’une économie plus circulaire et renforcer la valorisation de ces ressources stratégiques à l’échelle européenne.

    Les travaux engagés lors de cette réunion de lancement ouvrent ainsi une nouvelle phase de collaboration et marquent le point de départ des actions qui seront menées tout au long du projet.

  • La césure, une année pour grandir, se découvrir et se réaliser

    La césure, une année pour grandir, se découvrir et se réaliser

    Imaginez : un étudiant qui parcourt les réserves naturelles d’Afrique, appareil photo en main, pour capturer la beauté de la faune sauvage et sensibiliser à sa protection. Un autre qui traverse l’Europe à vélo, repoussant leurs limites physiques et mentales. Ou encore, un étudiant profitant d’un partenariat entre l’IÉSEG et l’Armée de Terre, qui rejoint l’Académie Militaire de Saint-Cyr Coëtquidan pour six mois, découvrant des valeurs de leadership et de dépassement de soi qu’il n’aurait jamais imaginées. Ces histoires ne sont pas des exceptions. Elles sont celles d’étudiants de l’IÉSEG qui ont fait le choix de la césure.

    Chaque année, près de 1 000 d’entre eux décident de mettre leurs études entre parenthèses pour vivre une expérience qui les transformera. La césure, ce n’est pas une année de pause. C’est une année d’accélération pour expérimenter, se confronter au réel et faire avancer son projet.

    Pourquoi faire une césure ?

    Se découvrir soi-même

    À 20 ou 21 ans, on n’a pas toujours les idées claires sur ce qu’on veut vraiment faire de sa vie professionnelle. La césure offre ce luxe rare : du temps. Du temps pour prendre du recul, pour découvrir, pour tester, se tromper. Du temps pour comprendre ce qui nous fait vibrer.

    Mais plus qu’un moment pour “se chercher”, la césure est surtout une opportunité de se construire. En multipliant les expériences, en se confrontant à des environnements nouveaux, les étudiants affinent progressivement leurs choix et gagnent en clarté sur leur avenir. C’est une expérience unique que l’on peut réaliser à un âge déterminant et une fois dans sa vie avant de s’engager dans la vie professionnelle et d’avancer dans ses projets personnels.

    « Nos étudiants ont parfois besoin de sortir du rythme effréné du quotidien qu’ils vivent à l’IÉSEG, entre cours, vie associative et stage. Ce temps leur permet de comprendre qui ils sont vraiment, de se poser les bonnes questions sur leur futur, et de vivre une dernière expérience hors du commun avant de se lancer dans la vie active », explique Camille BULOT, coordinatrice Césure à l’IÉSEG.

    Enrichir son expérience professionnelle

    Le marché du travail évolue, et certains secteurs (comme l’audit, la finance ou le conseil) attendent désormais des étudiants qu’ils aient plusieurs stages longs à leur actif dès leur sortie d’école. L’année de césure permet de répondre à ces exigences, tout en respectant le calendrier académique de l’École.

    Au-delà de quelques lignes en plus sur un CV, la césure permet surtout de construire stratégiquement son parcours : enchaîner deux stages de six mois dans des domaines complémentaires, tester différents secteurs d’activité avant de s’y engager définitivement, ou au contraire pour confirmer une intuition professionnelle.

    Vivre une expérience internationale authentique

    Beaucoup d’étudiants profitent de la césure pour valider leur Expérience Professionnelle à l’International, l’un des critères de diplomation à l’IÉSEG. Mais pas n’importe comment : en prenant le temps de s’immerger dans une autre culture, de travailler dans un environnement international, de développer des compétences linguistiques solides.

    La formule gagnante ? Six mois en France pour acquérir de l’expérience dans son domaine, puis six mois à l’international pour découvrir une nouvelle culture managériale, tout en gardant ses options ouvertes pour le stage de fin d’études.

    Donner du sens à son parcours

    De plus en plus d’étudiants ressentent le besoin de s’engager dans des projets qui ont un impact réel sur le monde qui les entoure et de devenir des « changemakers ». Missions humanitaires, projets environnementaux, actions solidaires, la césure devient alors un moment pour contribuer à quelque chose de plus grand que soi.

    L’IÉSEG accompagne ces engagements à travers différents partenariats et opportunités. En France, les Banques Alimentaires accueillent celles et ceux qui veulent lutter contre la précarité alimentaire. D’autres étudiants choisissent de partir au Costa Rica, où ils participent à la préservation de la faune et de la flore locales, notamment à la protection des tortues marines. D’une manière générale, les missions à l’international attirent de plus en plus d’étudiants, notamment au sein de structuresqui proposent des projets solidaires dans différents pays, permettant de s’investir concrètement sur le terrain tout en découvrant de nouvelles cultures.

    « Nos étudiants sont nombreux à profiter de la césure pour vivre, simplement, quelque chose d’extraordinaire. Lancer sa start-up en bénéficiant de l’Incubateur de l’IÉSEG, préparer un Ironman, réaliser un projet photographique sur la faune africaine, naviguer de la France à l’Australie, partir du Maroc pour aller parcourir le GR20 en Corse… Autant de projets personnels, souvent considérés comme impossibles dans un parcours académique classique, qui deviennent réalité grâce à la césure. Elle donne aux étudiants une vraie liberté, tout en gardant leur statut étudiant et l’accompagnement de l’École », explique Camille.

    Se transformer par l’expérience

    Bien plus qu’un simple passage dans la vie étudiante, la césure est une période où l’on se confronte à l’inconnu, où l’on apprend autrement et où l’on grandit sur tous les plans.

    On apprend à être autonome lorsqu’on gère un projet de solidarité à l’étranger, sans pouvoir compter sur son entourage habituel. Prendre des décisions, organiser son quotidien, trouver des solutions : autant de défis qui forgent le caractère.
    L’adaptabilité s’acquiert en s’intégrant dans une équipe internationale ou en changeant de secteur entre deux stages. Il faut comprendre de nouveaux codes, s’ouvrir à d’autres façons de travailler, parfois apprendre à communiquer dans une langue étrangère.
    La gestion de projet se vit concrètement : piloter une mission humanitaire en Asie, lancer un projet artistique en France ou coordonner une équipe lors d’un défi sportif. On apprend à planifier, à mobiliser des ressources, à mener à bien des objectifs ambitieux.
    Les compétences techniques se développent selon le parcours : en marketing, concevoir une campagne digitale ; en finance, modéliser un business plan ; en entrepreneuriat, tester une idée de start-up et convaincre des partenaires.

    Au-delà de ces compétences, la césure permet surtout de développer des compétences humaines devenues essentielles : autonomie, adaptabilité, esprit d’initiative, capacité à collaborer dans des environnements complexes. Dans un monde du travail en pleine transformation, marqué notamment par l’essor de l’intelligence artificielle, ces “people skills” sont devenues des éléments clés de différenciation.
    Enfin, sur le plan personnel, la confiance en soi grandit à chaque étape franchie : partir seul à l’étranger, réussir un projet, rebondir après un échec. La césure permet aussi d’affiner son projet professionnel, de mieux comprendre ce qui nous motive et d’oser choisir un chemin qui nous ressemble.

    « Les recruteurs valorisent de plus en plus les étudiants qui ont osé sortir du cadre pour se confronter à la réalité du terrain. Une césure bien construite montre une capacité à se projeter, à prendre des initiatives et à gagner en maturité professionnelle. Dans un contexte où les parcours académiques tendent à se standardiser, ces expériences deviennent de véritables éléments différenciants. En entretien, ce sont ces expériences concrètes qui font la différence : elles donnent du relief à un parcours, permettent de raconter des histoires vraies et montrent que l’étudiant sait s’adapter, apprendre et rebondir », complète Camille BULOT.

    La césure, un dispositif plébiscité par les étudiants

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 1 000 étudiants de l’IÉSEG partent en césure chaque année. Un phénomène en forte croissance depuis la refonte des programmes, qui témoigne de l’attractivité de ce dispositif.

    La grande majorité des étudiants (environ 95 %) choisissent la césure pour réaliser des stages ou des contrats de travail. C’est le cas le plus fréquent, et c’est logique : le marché du travail valorise de plus en plus l’expérience professionnelle. Mais les autres motivations représentent des parcours tout aussi riches, notamment les missions humanitaires, les projets à impact, les défis sportifs, les projets artistiques ou les créations d’entreprise.

    Si l’on compare à d’autres pays européens, la césure reste encore un dispositif minoritaire, souvent réservé à quelques étudiants.

    La césure est ouverte aux étudiants du Programme Grande École et également aux étudiants du Bachelor in International Business. Que ce soit pour valider un choix de spécialisation ou capitaliser sur leur expérience avant d’intégrer le marché du travail, la césure se trouve toujours à un moment charnière pour le projet des étudiants.

    Construire une césure qui vous ressemble

    La césure n’est pas une obligation. C’est une opportunité à construire en fonction de son parcours, de ses envies et de ses objectifs.

    Son objectif est de tester, apprendre, se confronter au réel et mieux comprendre ce que l’on veut construire pour la suite. Certains reviendront avec une expérience professionnelle renforcée, d’autres avec une ouverture internationale, une idée de start-up, un projet artistique ou un défi sportif accompli. Tous auront avancé dans la connaissance d’eux-mêmes et dans la construction de leur parcours.

    Camille conclut : « La vraie question n’est donc pas : Dois-je faire une césure ? La vraie question, c’est plutôt : qu’est-ce que je veux accomplir, explorer ou confirmer que je ne pourrais pas faire autrement ?»

    Crédit photo : Arnaud Gilles

  • Amaury Goguel: “GDP is no longer enough. We need to rethink what economic development means”

    Amaury Goguel: “GDP is no longer enough. We need to rethink what economic development means”

    In a 70-page report published by SKEMA Publika, Amaury Goguel starts from a question that seems simple at first: is China still a developing country? For the associate professor, co-director of the MSc Financial Markets & Investments on the Raleigh campus and member of the SKEMA Centre for Global Risks, this debate reveals the obsolescence of traditional indicators, starting with GDP per capita. In a world shaped by trade tensions, financial fragilities, technological shifts and demographic shocks, development can no longer be reduced to a level of wealth. It must also be understood as a trajectory, shaped by economic maturity, internal vulnerabilities and resilience.

    Your study starts from a topical question: is China still a developing country? Why does this debate reveal the limits of traditional economic indicators?

    This debate shows that our traditional analytical frameworks, based on criteria that are too rigid, are now outdated. If we look only at GDP per capita, China still has the standard of living of a developing country, three times lower than that of the United States. But if we measure its technological complexity, it stands at the level of the world’s most advanced economies.

    GDP per capita is based on an arithmetic average that hides the reality of inequality

    China explodes the traditional categories. Its status is hybrid and requires a contextual reading that traditional tools cannot provide.

    GDP remains the global benchmark for measuring development. Why do you believe it is no longer enough to describe the economic reality of the 21st century?

    GDP per capita is based on an arithmetic average that hides the reality of inequality and income distribution. It creates the illusion of a representative average, while missing part of the social and economic reality. GDP also has many blind spots. It cannot capture production externalities or a country’s capacity to withstand shocks. Nor does it reflect major financial vulnerabilities, such as hidden debt, the growth of shadow banking or demographic crises.

    Development is, in reality, a dynamic combination of economic maturity and financial, social, political or commercial resilience. It is a ridge line, a path and a trajectory shaped by multiple constraints.

    In your report, you propose a new indicator based on ten economic, financial and commercial criteria. What does it reveal that GDP does not?

    Our indicator provides a diagnostic view of internal imbalances. It does not seek only to measure a level of wealth, but to understand development trajectories, areas of strength and fragility, growth balances under constraint and resilience capacities.

    What sets it apart from existing approaches is that it moves beyond a binary reading of development. Traditional methods still tend to lock countries into rigid categories, between “developed” and “developing” economies, by adding together isolated economic indicators. Our multifactorial approach analyses the economy as a global and dynamic system.

    It does not stop at absolute wealth levels. It assesses a country’s trajectory through a combination of several dimensions: its capacity to produce, finance, stabilise and add complexity to its economic model.

    This approach helps capture blind spots. It sheds light on the real resilience of a model when faced with long-term shocks, as well as the internal coherence of its macroeconomic choices. It makes it possible to identify trade-offs and hidden vulnerabilities that traditional indicators fail to show.

    The application of this indicator to China, France and the United States reveals three distinct economic profiles. What are the main lessons from this comparison?

    The United States can be seen as an innovation economy on life support. It benefits from exceptional technological leadership and the “exorbitant privilege” of the dollar, but remains weakened by recurrent macroeconomic overheating and record public debt.

    France is closer to a conversion model. Its growth is modest and exposed to external shocks, but the country stands out for its capacity to convert economic wealth into high levels of human and social development.

    China appears as an asymmetric colossus. It is a sophisticated industrial and export power, but remains held back by weak domestic demand, structural demographic decline and massive corporate debt.

    Does your work suggest that the distinction between developed and developing countries has become obsolete?

    The binary view has had its day. Setting two blocs of countries against each other no longer reflects the reality of global trade or value chains. China sits precisely on the frontier. It has the financial power and political autonomy of a developed country, while still facing the fragilities and average income level of a country in transition.

    We therefore need to change perspective. The challenge is no longer to attach a fixed label to a country, but to measure its institutional maturity, its innovation trajectory and its resilience in the face of the risks of our century, marked by the convergence of tensions and the accumulation of risks.

    You also mention an “exclusion triangle” between social protection, economic sovereignty and economic efficiency. What does this concept mean?

    The exclusion triangle refers to a simple tension: a country cannot strengthen social protection, economic sovereignty and economic efficiency to the same degree without creating imbalances. Each model therefore depends on choices.

    More social protection can weigh on competitiveness. More sovereignty can reduce certain efficiency gains. More efficiency can weaken the social compromise. The point is not to designate a perfect model, but to understand the tensions running through each economy.

    Ever more social protection, more economic sovereignty or more efficiency: choices have to be made. A country can display a very high standard of living while concealing a critical lack of savings, as in the United States. Conversely, an industrial hyperpower can hide financial immaturity, as in China.

    The value of this approach lies in revealing where an economic model may become fragile. It does not show only what works, but also the possible breaking points.

    Read the SKEMA Publika report

  • Paroles d’Arts et Métiers : Ep.28 – Giovanni Radilla

    Paroles d’Arts et Métiers : Ep.28 – Giovanni Radilla

    Contexte 

    Dans Paroles d’Arts et Métiers, nous parlons d’industrie, d’innovation, de transitions, de santé, de matériaux, de nouvelles technologies ainsi que de nombreux autres thèmes en lien avec les sciences de l’ingénieur et Arts et Métiers. Participent à l’aventure tous les acteurs de la communauté Arts et Métiers, étudiant.e.s, personnels et alumni. Dans chaque épisode, conçu et animé par Carole Wahnoun, ingénieure de recherche sur le campus de Paris, avec, pour les moyens techniques, Jean-Marc Rousseau, Concepteur Réalisateur Multimédia à l’ICIFTech, il est pris un temps, avec un ou plusieurs intervenants, pour aborder un sujet important en lien avec Arts et Métiers.

    Présentation du podcast

    Giovanni Radilla, directeur du campus Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne, campus créé en 1806 nous présentera, outre son parcours, le campus Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne à partir de ses évolutions, de ses activités pédagogiques et technologiques mais aussi de ses défis. 

    Temps forts 

    • Un parcours international et une recherche sur les écoulements multiphasiques ainsi que sur le transfert de masse dans les milieux poreux et fracturés
    • Le campus Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne, présentation, formations et spécificités technologiques
    • Intégration du campus Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne dans le tissu socio-économique de la région Grand Est  
    • Enjeux pour le futur du campus Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne
    • Conseil pour les prochains étudiants du campus

    Qui est Giovanni Radilla ?

    Originaire de la ville de Mexico, Giovanni Radilla, a réalisé ses études secondaires au lycée français de Mexico. Puis il effectue ses Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles en filière Technologie Appliquée (aujourd’hui Technologie et Sciences Industrielles) à la Rochelle, au Lycée Polyvalent Léonce Vieljeux. Classé deuxième au concours d’entrée du Programme Grande Ecole d’Arts et Métiers, Giovanni Radilla débute ses études d’ingénieur sur le campus Arts et Métiers de Bordeaux-Talence en 1991. Il réalise par la suite un doctorat en mécanique de 1994 à 1997 avec pour sujet la Contamination des eaux souterraines par des hydrocarbures : expériences de laboratoire, modélisation, interprétation et résolution des problèmes inverses pour l’estimation des propriétés de transport au LEPT-ENSAM (aujourd’hui Institut de Mécanique et d’Ingénierie), sous la direction de Michel QUINTARD et d’Henri BERTIN.

    Giovanni Radilla a d’abord été Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche puis Maître de Conférences à l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Nancy où il a enseigné durant onze ans de 1997 à 2008. 

    Il rejoint le campus Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne en 2008 en tant que maître de conférences.

    En 2012, il obtient son Habilitation à Diriger des Recherches à l’Université de Lorraine et est nommé Chevalier des Palmes Académiques. En 2014, il accède au corps des Professeurs des Universités.

    En outre, et ce depuis 2010, Giovanni Radilla est le directeur du plus ancien campus d’Arts et Métiers, le campus de Châlons-en-Champagne, créé en 1806.

    Références 

    BONNE ECOUTE

    > Retrouvez l’épisode n°28 de Paroles d’Arts et Métiers sur : https://youtu.be/qMDLLrQCFTA 

    > Retrouvez l’ensemble des épisodes Paroles d’Arts et Métiers sur La chaine YouTube d’Arts et Métiers

  • France Transition 2026

    France Transition 2026

    🌱 Voilà trois ans maintenant que les investigations au centre du projet France Transition sensibilisent les étudiants aux difficultés et aux réussites des entreprises qui s’engagent en faveur de la transition écologique.

    La variété des secteurs abordés (l’habillement avec Rysem et Veja, l’alimentation avec Phenix et Jimini’s, et les déplacements avec Citiz) montre qu’on peut agir dans de nombreux domaines. ♻️

    👍 Une mention particulière pour les groupes sur CB Green et ses matériaux pour le BTP et les vêtements Lemahieu (photos), dont le jury a particulièrement apprécié le travail.

  • With Fallen, Vincent Beaudet (SKEMA 2018) wants to strengthen the tools used by sports coaches

    With Fallen, Vincent Beaudet (SKEMA 2018) wants to strengthen the tools used by sports coaches

    At 32, Vincent Beaudet (SKEMA 2018) is fully committed to his role as an account executive at Starburst, in the world of data. Alongside his day job, he is helping his brother develop Fallen, an app designed for sports coaches, nutritionists and gyms.

    A sports enthusiast and CrossFit practitioner, this graduate of SKEMA’s MSc Corporate Financial Management programme on the Sophia Antipolis campus brings his commercial and communications expertise to a project created by his brother, CEO/CTO and a developer with more than 20 years’ experience.

    You first built a career in finance before moving into tech. How did that path take shape?

    After leaving SKEMA, I was focused on corporate finance. I had completed several internships in that field and was due to join PwC. In the end, I changed direction before signing. I went on to specialise in real estate, then joined Allianz Real Estate, where I spent several years working in asset management.

    I am an account executive at Starburst, a fast-growing American start-up with a presence in Europe.

    After a while, I wanted something different: a more direct, faster-paced environment and, above all, a model in which I would be paid according to what I generated, like an entrepreneur. Managing my clients, building my portfolio, being responsible for my results. That is what led me towards tech and sales.

    You now work in data and AI. What does your role involve?

    I am an account executive at Starburst, a fast-growing American start-up with a presence in Europe. I support European companies with their data management and data access challenges. What I particularly enjoy is that, in Southern Europe, there is still a lot to build. I manage my clients, but I am also helping to open up a market. It is a dynamic environment, with an international and entrepreneurial culture, which is exactly what I was looking for.

    Where did the idea for Fallen come from?

    It came from sport, quite naturally. I train a lot, particularly in CrossFit, and my brother is also part of that world. He was the one who drove the project from the outset. In discussions with coaches, he often heard the same comments about tools that were too expensive, too complex or poorly suited to their needs. He wanted to build something simple, centred on use, and brought me in to work on the commercial side, social media and product vision.

    What need are you trying to address with the app?

    The idea is to enable coaches to manage their activity without having to juggle several different tools. Fallen brings together programme creation, client tracking, assessments, nutrition and progress feedback within a single, intuitive solution. A coach can build sessions, assign them to clients, track their progress and collect their feedback in one place. The app is also used by gyms, nutritionists and physiotherapists who want to structure their support.

    You place a strong emphasis on simplicity. Why?

    Because many solutions become heavier as they add more features. My brother has taken the opposite approach: staying focused on what matters. He spends a great deal of time on the UI/UX side, with a real focus on offering the smoothest experience possible at every stage. For a coach, saving time matters as much as the quality of the support they provide. That is also what we are seeing in the first user feedback.

    Where does Fallen stand today?

    We officially launched last September. Several hundred users now use Fallen every day, and the first recurring revenues are coming in. What is encouraging is that coaches who had been using three or four of the main solutions on the market are already choosing to join us. That is a strong signal that the product appeals to users and meets a genuine need. For my part, I contribute to business development and also support my brother on product vision and pre-deployment testing.

    Is AI changing the way you work on the project?

    For my brother, who develops the platform, yes. Tools such as Claude save him real time on certain updates or targeted technical tasks. But they do not replace the core work: thinking through the product, checking the code, making technical choices. On my side, I also use AI to move faster on content creation and the preparation of my commercial actions.

    How do you manage everything: entrepreneurial life, professional life and personal life?

    Honestly, it is mainly a question of organisation. I block out time during my free hours and at weekends to move Fallen forward in a structured way. But we have to be honest: the bulk of the product is development, and that is handled entirely by my brother. I step in where I can bring value: sales, communication and go-to-market strategy. We also automate as many repetitive tasks as possible using AI. In the end, it is not a question of the number of hours, but of organisation.

    Know more about Fallen

  • RUBIKA Supinfocom : la promotion 2026 en Animation 2D présente ses films de fin d’études

    RUBIKA Supinfocom : la promotion 2026 en Animation 2D présente ses films de fin d’études

    Une deuxième promotion, un nouveau chapitre pour l’animation 2D française

    Le vendredi 12 juin 2026, RUBIKA Supinfocom franchissait une étape importante de son histoire : le jury de fin de diplômation de sa deuxième promotion en cinéma d’animation 2D. Lancée en 2020, cette filière s’est imposée en quelques années comme une formation de référence, héritant de l’exigence et du rayonnement du programme 3D qui place l’école parmi les leaders européens de la formation à l’animation.

    Six courts-métrages, six équipes, six univers singuliers. Ces films sont le résultat de cinq années d’apprentissage intensif, mêlant maîtrise technique et développement artistique personnel.

    Des films qui engagent toute une chaîne de compétences

    Réaliser un film d’animation en école, c’est bien plus que produire des images. C’est apprendre à diriger une équipe, à défendre une vision, à arbitrer entre ambition créative et contraintes de production.

    Pour cette promotion 2026, les étudiants ont été confrontés à toute la complexité du processus de fabrication : développement du scénario, direction artistique, animation, compositing, post-production. Un exercice de synthèse complet, accompagné par une équipe pédagogique composée de professionnels en activité.

    « Ces projets confrontent les étudiants à la réalisation d’œuvres complexes en leur permettant d’exercer les spécificités de leur métier d’avenir et d’expérimenter le management d’équipe », souligne Tristan Alexandre, directeur du programme Animation 2D.

    Un jury de haut niveau pour une promotion d’exception

    La composition du jury reflète la diversité des métiers de l’animation contemporaine :

    Tina Dardenne, superviseure compositing (Mikros, Fortiche, Unit Image), apporte son regard sur l’intersection entre animation 2D et effets visuels. Olivier Reynal, storyboarder et directeur d’animation passé par TeamTO et de nombreuses coproductions internationales, incarne l’excellence du dessin animé de série. Michel Ocelot, cinéaste auteur de Kirikou et la Sorcière, Azur & Asmar ou Dilili à Paris — César 2019 du meilleur film d’animation — est une figure tutélaire du cinéma d’animation français et mondial.

    Marie de Banville, scénariste et directrice d’écriture (Les Crumpets, Petite Casbah, Tobie Lolness), représente la dimension narrative. Charlotte Hutchinson, directrice artistique chez Illumination Studios Paris (Minions 3, Moi, moche et méchant 4), apporte l’exigence du studio mondial. Anne Raffin, réalisatrice et directrice artistique (Arcane, Mars Express, Love Death and Robots), incarne l’animation 2D la plus contemporaine, à la frontière des genres. Enfin, Fabien Renelli, directeur de Mélusine Productions, représente la production de longs métrages européens ambitieux, et Jean-Luc François — parrain de promotion, réalisateur des Mystérieuses Cités d’or et de T’choupi — a accompagné les étudiants tout au long de leur dernière année.

    « Six films aboutis qui, je l’espère, trouveront leur public. C’est une expérience des plus enrichissantes, un privilège », confie Jean-Luc François à l’issue du jury.

    Animation 2D à RUBIKA Supinfocom : une filière qui s’affirme

    Bientôt 40 ans après sa fondation, RUBIKA Supinfocom continue de faire évoluer son offre pédagogique. Le programme Animation 2D, en seulement deux promotions, confirme qu’il existe en propre — avec ses  propres références esthétiques, ses propres ambitions.

    La filière forme des animateurs, réalisateurs et artistes capables d’intervenir sur des productions exigeantes, qu’il s’agisse de séries, de longs métrages ou de projets hybrides alliant 2D et 3D.

    Découvrir les six films : l’Artbook 2026

    L’ensemble des films présentés au jury, les notes d’intention des équipes et les coulisses de fabrication sont rassemblés dans l’Artbook de la promotion 2026.

    👉 [Accéder à l’Artbook 2026 – Animation 2D RUBIKA Supinfocom]