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  • Rencontre avec Ganna Polishko, professeure invitée

    Ganna Polishko est docteure en sciences de l’ingénieur à l’Institut de soudage électrique E.O. Paton de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine, où elle est responsable de la collaboration internationale de l’institut. Lors de son séjour en France, elle partage son expérience et son expertise en métallurgie et production de matériaux en tant que professeure invitée au laboratoire I2M.

    Rencontre avec Ganna Polishko

    Quelles ont été vos motivations pour venir en tant que professeure invitée à Arts et Métiers ? Pouvez-vous nous parler de votre collaboration avec Jean-Marc Olive ?

    Ma rencontre avec Jean-Marc Olive est une longue histoire. Un de mes collègues travaillait à l’Université de Sendai au Japon, où il a rencontré Jean-Marc en 2012. Ils ont collaboré sur un projet impliquant de l’acier inoxydable A2. À son retour en Ukraine, il nous a présenté leur travail et ce projet a résonné directement avec le sujet de ma thèse. Jean-Marc et moi avons longtemps essayé de définir un projet commun, mais il nous a fallu beaucoup de temps pour en trouver un. Dans le cadre du programme Nadiya*, nous avons finalement pu aligner nos intérêts scientifiques et organiser cette visite à Bordeaux.

    Pendant ce mois d’invitation, nous avons étudié un nouvel alliage acier-bore produit dans notre laboratoire à Kyiv. Nous avons analysé des échantillons au microscope, pour obtenir de nouvelles informations sur la composition chimique et les propriétés mécaniques de l’alliage grâce à l’équipement et à l’expertise du laboratoire I2M.

    De plus, nous avons pu initier la rédaction d’un article scientifique conjoint qui n’est pas encore publié. Nous avons également développé un projet très intéressant autour de cet alliage, que nous prévoyons d’utiliser pour fabriquer de nouvelles constructions légères, grâce à des techniques de production innovantes.

    *Le Programme Nadiya est un programme de bourses de mobilité pour des scientifiques ukrainien.ne.s dans le domaine de l’ingénierie

    Comment vous êtes-vous sentie durant votre séjour ?

    Je dois dire que cette expérience a été très enrichissante. L’accueil a été chaleureux et le travail s’est déroulé dans un environnement très ouvert, propice à l’exploration de nouveaux domaines de recherche. Certains membres du laboratoire I2M n’étaient pas forcément familiers avec les matériaux que nous utilisons, mais ils ont montré une grande curiosité et la volonté d’apprendre. Nous avons travaillé ensemble pour découvrir de nouvelles approches, une expérience inédite pour eux autant que pour moi.

    Nous continuons à travailler ensemble à distance. Environ deux fois par mois, nous tenons des réunions en ligne pour discuter des résultats et de nouvelles idées. Cela nous permet de continuer à avancer, même après la fin de mon séjour en France.

    Quel est le principal avantage de mener des collaborations de recherche avec d’autres pays ? Y a-t-il quelque chose en particulier que vous appréciez dans vos collaborations avec la France ou avec Arts et Métiers ?

    Les avantages de ces collaborations sont multiples. Tout d’abord, elles nous permettent d’acquérir de nouvelles connaissances et de créer de nouveaux contacts. En travaillant avec des chercheurs d’autres pays, nous découvrons de nouveaux sujets et, surtout, de nouvelles idées.

    La situation en Ukraine a été particulièrement difficile ces deux dernières années. En tant que scientifique, il est devenu compliqué de se concentrer pleinement sur son travail. Cette période en France m’a permis de prendre du recul et de réfléchir plus sereinement à mes travaux, loin des préoccupations quotidiennes. Cela a été l’un des bénéfices les plus importants pour moi.

    Pour donner un peu de contexte, j’ai de nouvelles responsabilités, plus administratives, qui m’ont légèrement éloignée de la recherche. Ce changement de pays et d’environnement m’a donné l’opportunité de me replonger dans la science et sur la façon dont nous pouvons appliquer et produire des matériaux innovants. Je me suis donc intéressée au développement d’une technologie d’oxydation à basse émission pour la production de structures légères à partir d’aciers à haute résistance, en utilisant le processus CLM et la fabrication additive en impression 3D. Cela me semble être une approche innovante dans ce domaine en plein essor.

    Qu’est-ce qui a suscité votre intérêt pour les matériaux métalliques ? Est-ce le résultat d’un cours particulièrement mémorable ou d’une lecture personnelle ?

    C’est une bonne question ! En fait, cela vient de ma famille : mon père était métallurgiste et ma sœur a également étudié la métallurgie à l’Institut polytechnique de Kyiv, en Ukraine. J’ai toujours été entourée par ce milieu. Lorsque je discutais de mes projets et des défis auxquels je faisais face, mes parents me soutenaient souvent et partageaient leurs connaissances. Cela a été inestimable pour moi.

    Je me suis rapidement intéressée aux métaux et aux aciers pendant mes études d’ingénierie. J’ai trouvé cela fascinant, car il y a tellement de composants qui influencent les propriétés et les applications des matériaux. J’ai ensuite orienté mes recherches vers le développement de nouveaux matériaux et leur potentiel. C’est un domaine qui me passionne vraiment.

    Un point important : dans l’industrie métallurgique, le nombre de femmes est vraiment faible. J’étais souvent la seule femme de l’équipe. Cela a représenté un défi supplémentaire pour trouver ma place. Pour l’anecdote, j’ai été la première femme à soutenir une thèse de doctorat en sciences de l’ingénieur dans mon domaine en Ukraine.

    Quand avez-vous décidé de travailler en tant que chercheuse ?

    Lorsque j’étais étudiante, je disais ne jamais vouloir travailler dans la recherche. Pourtant, plusieurs membres de ma famille (y compris mes oncles et mes tantes) occupaient des postes en lien avec la recherche. Avant de commencer mon doctorat, j’ai passé un an au ministère de la politique industrielle en Ukraine où j’ai réalisé que le travail de bureau ne me passionnait pas. Je n’aimais pas l’idée d’être coincée dans un bureau toute la journée, avec des horaires rigides et peu de liberté.

    La recherche m’a offert une plus grande flexibilité. J’ai la liberté de penser, d’écrire et de travailler à mon propre rythme. Cependant, il y a aussi un inconvénient : même lorsque l’on quitte le bureau, le travail ne s’arrête jamais vraiment. On continue de réfléchir, de développer des idées, et parfois il est difficile de décrocher.

    Vous allez organiser un événement axé sur la place des femmes dans les domaines STEM et, plus largement, dans la recherche. Pensez-vous que ces initiatives sont indispensables pour les femmes ? 

    Oui, je pense que c’est important, car ce secteur est riche en innovation et recrute énormément avec des salaires attractifs. C’est un secteur très masculin, il est important de le moderniser en y incluant plus de femmes. Il existe de nombreuses organisations dans divers pays qui organisent des événements pour promouvoir la place des femmes, et pas seulement dans les sciences. Pour les STEM en particulier, les politiques de parité de l’Union européenne, mais aussi dans le reste du monde, aident à changer les mentalités et à susciter plus de vocations chez les femmes.

    Dans notre domaine, qui inclut la science des matériaux, il est crucial de promouvoir ces événements. Lorsque nous rencontrons d’autres organisations, nous découvrons constamment de nouveaux domaines de recherche et de nouveaux sujets scientifiques. Cette attractivité et cette effervescence dans le domaine doivent être mises en avant pour recruter les jeunes filles qui commencent à étudier ou à travailler dans notre domaine. Il est essentiel de leur montrer que ce n’est pas réservé aux hommes.

    Il est important de démontrer que les femmes peuvent également effectuer des travaux traditionnellement perçus comme masculins, comme les métiers de la métallurgie. La promotion des nouvelles technologies, de la robotique et des outils modernes, est un levier pour impliquer les femmes plus largement dans ces domaines et métiers. Ce type d’évènement peut ouvrir des portes et encourager davantage de jeunes femmes à envisager des carrières dans les STEM. Dans l’industrie métallurgique, par exemple, il peut y avoir une certaine réticence à accepter les femmes autour des processus de fusion en raison des conditions de travail difficiles. Il est vrai que manipuler du métal en fusion et travailler dans des conditions de chaleur intense peut être physiquement exigeant. Cela dit, je m’efforce de créer un environnement collaboratif. Dans notre laboratoire, nous avons trouvé des moyens d’intégrer tout le monde, quel que soit le genre. Les hommes et les femmes peuvent travailler ensemble, chacun apportant ses compétences au processus.

    Quels conseils donneriez-vous aux étudiantes et étudiants intéressés par une carrière de chercheuse ou de chercheur dans votre domaine ou dans tout autre domaine ?

    Je crois que l’ingénierie, la science et les nouvelles technologies sont des domaines passionnants et prometteurs. Il est essentiel de montrer aux jeunes filles envisageant une carrière dans ces domaines qu’ils sont ouverts à toutes et à tous… Il y a de nombreuses opportunités dans la production des métaux, la construction et l’impression 3D, qui sont des secteurs en plein essor. Ces domaines offrent de bonnes perspectives de carrière, avec des salaires attractifs, tant en Ukraine qu’en Europe.

    Il est souvent plus facile pour les étudiants de se diriger vers l’industrie plutôt que vers la recherche. Cependant, je crois que les séminaires et les rencontres peuvent montrer que la recherche offre de nombreuses opportunités et avantages. Par exemple, la recherche ouvre des portes à l’international. Que vous souhaitiez vivre en France, en Ukraine ou aux États-Unis, si vous parlez bien anglais, vous avez accès à de nombreuses opportunités. J’ai vu de nombreuses femmes fuir l’Ukraine à cause de la guerre et trouver facilement des emplois en Allemagne, en France, en Italie ou en Espagne. Elles ont pu continuer à travailler dans des laboratoires en métallurgie ou dans d’autres domaines scientifiques.

    Il est essentiel de ne pas hésiter à explorer ces possibilités. La recherche est un domaine unique où l’on peut vraiment s’épanouir. Mon conseil à toutes les étudiantes et tous les étudiants est de chercher la connaissance, de faire preuve de curiosité et de frapper à toutes les portes.

    Son parcours

    Ganna Polishko est titulaire d’un doctorat en sciences de l’ingénieur. Elle est actuellement basée à l’Institut de Soudage Électrique E.O. Paton, qui fait partie de l’Académie Nationale des Sciences d’Ukraine à Kyiv, où elle se concentre sur la métallurgie, en particulier l’analyse et le développement de nouveaux alliages. Ganna dirige également les collaborations internationales de l’institut. Dans le cadre du programme Nadiya, elle a passé un mois au laboratoire I2M à Bordeaux. Avec Jean Marc Olive, Ganna organisera en 2025 l’événement ‘Women in STEM’, qui vise à réunir de jeunes ingénieures ukrainiennes et françaises pour promouvoir les carrières STEM auprès des femmes et favoriser la collaboration franco-ukrainienne.

  • Soutenances de thèses 2025

    Sur le campus Arts et Métiers d’Angers, trois doctorants du laboratoire LAMPA ont soutenu leur thèse.

    VALENTIN SPIROUX

    THESE EN PARTENARIAT AVEC ICARTS ET REHABBYEXO SUR « L’OPTIMISATION D’UN EXOSQUELETTE HANCHE ET GENOU POUR LA REEDUCATION DE PATIENTS HEMIPLEGIQUES ». 

    Résumé

    Cette thèse s’inscrit dans le projet RehabByExo, visant à développer un exosquelette de rééducation pour les patients hémiplégiques. L’objectif est d’optimiser la thérapie en améliorant les trajectoires et répétitions des mouvements. Le LAMPA, en charge de la structure de l’exosquelette, a identifié un axe d’optimisation sur les pièces de transmission du couple moteur-hanche, nécessitant à la fois légèreté et rigidité.

    L’étude propose l’utilisation de matériaux composites et développe un procédé innovant combinant enroulement filamentaire et mise en forme par moules. La première partie des recherches porte sur la maîtrise de ce procédé afin de garantir des pièces légères et rigides, adaptées aux contraintes mécaniques.

    La seconde partie analyse les défauts internes des pièces, notamment la déviation des fibres induite par le processus hybride. Un modèle numérique est conçu pour estimer cette déviation de manière non destructive.

    Enfin, la troisième partie évalue la raideur en flexion des pièces via des essais mécaniques et une méthode de corrélation d’images. Un modèle numérique permet d’estimer les propriétés des matériaux et de simuler le comportement de pièces avec différents paramètres. L’ensemble de ces travaux vise à améliorer la conception et la fabrication des pièces de l’exosquelette pour une rééducation plus efficace.

    Composition du jury

    • M. JULIEN CHAVES-JACOB, Professeur des Universités, Université de Aix-Marseille Rapporteur
    • M. DAMIEN SOULAT, Professeur des Universités, ENSAIT Roubaix Rapporteur
    • M. BENOIT FURET, Professeur des Universités, IGHBC Paris Examinateur
    • Mme. HELENE PILLET, Professeur des Universités, IGHBC Paris Examinateur
    • Mme. SANDRINE THUILLIER, Professeur des Universités, IRDL Lorient Examinateur
    • M. LAURENT GUILLAUMAT, Professeur des Universités, ENSAM Angers Examinateur
    • M. DANIEL BELLETT, Ingénieur de recherche, AMVALOR, Centre d’Angers Examinateur
    • M. JEAN-BAPTISTE CROUE, Ingénieur, AMVALOR, Centre d’Angers Invité

    Thèse dirigée par : M. LAURENT GUILLAUMAT & M. PHILIPPE DAL SANTO et co-encadrée par : M. DANIEL BELLETT & M. JEAN-BAPTISTE CROUE.

    VALENTIN COURQUIN

    THESE EN PARTENARIAT AVEC L’ESSCA D’ANGERS SUR LE SUJET « CARACTERISATION, IMPACTS ET GESTION DE LA VARIABILITE CLIMATIQUE SUR L’ACTIVITE DES ENTREPRISES EUROPEENNES. »

    Résumé

    Dans un contexte de durcissement des réglementations, les entreprises européennes sont confrontées à des défis croissants concernant la gestion des risques climatiques physiques. La directive CSRD exige désormais des entreprises qu’elles évaluent l’impact de ces risques sur leurs activités, rendant indispensables des solutions précises et exploitables. Cette thèse propose de répondre à ces exigences en développant un Diagnostic de Vulnérabilité Climatique (DVC), destiné à évaluer et quantifier les risques climatiques physiques pour chaque actif géolocalisé d’une entreprise. La méthodologie s’appuie sur l’analyse de données climatiques et le calcul d’indicateurs climatiques en utilisant les modèles de réanalyse et de projections climatiques les plus récents. Ces indicateurs permettent d’élaborer des métriques spécifiques, telles que les anomalies et les accélérations climatiques, afin d’évaluer plus précisément l’impact des risques climatiques physiques. Le DVC constitue ainsi un outil clé pour la conception de stratégies d’adaptation aux risques climatiques, avec une attention particulière portée aux risques d’inondation.
    Mots-clés : Risques climatiques physiques, Adaptation au changement climatique, Diagnostic de vulnérabilité climatique, Gestion des risques, Indicateurs climatiques.

    Composition du jury

    • Catherine DEFFAINS-CRAPSKY Professeure des universités, Université d’Angers Rapportrice
    • Antonio FALCÓ MONTESINOS Professeur des universités, Universidad CEU Cardenal Herrera Rapporteur
    • Fodil MERAGHINI Professeur des universités, LEM3, Arts et Métiers Examinateur
    • Jean-Louis BERTRAND Professeur, ESSCA School of Management Examinateur
    • Francisco CHINESTA SORIA Professeur des universités, PIMM, Arts et Métiers Examinateur
    • Amine AMMAR Professeur des universités, LAMPA, Arts et Métiers Examinateur
    • Miia CHABOT Professeure directrice de recherche, ESSCA School of Management Examinatrice

    Thèse dirigée par : M. Amine AMMAR, Professeur des universités, LAMPA, Arts et Métiers, et co-encadrée par : Mme Miia CHABOT, Professeure Directrice de Recherche, ESSCA School of Management

    MARION AUFFRAY

    THESE EN PARTENARIAT AVEC LE CEA DE GRENBOLE A PROPOS DE « L’EFFET DE LA MICROGEOMETRIE DE SURFACE SUR LA TENUE EN FATIGUE CORROSION DES ACIERS REALISES EN FABRICATION ADDITIVE. »

    Résumé

    Cette étude porte sur la fabrication additive par Fusion Laser sur Lit de Poudre (FLLP) appliquée à l’acier inoxydable 316L. Ce procédé permet de produire des pièces métalliques complexes et résistantes, mais génère également des défauts internes, une surface rugueuse et des contraintes résiduelles, affectant leur résistance en fatigue.

    L’objectif est d’analyser l’impact des paramètres de surface et de sous-surface sur la tenue en fatigue à travers une campagne expérimentale. Des essais uni-axiaux sont menés sur plusieurs lots avec différents états microstructuraux (as-built, traités thermiquement) et états de surface (net-shape, poli, avec défauts artificiels). La microstructure des pièces net-shape combine un cœur hétérogène et une sous-surface à grains raffinés, avec des pores et manques de fusion localisés principalement à l’interface contour-cœur.

    Les résultats montrent que les défauts critiques influencent fortement la résistance en fatigue :

    • Les pièces net-shape as-built sont les plus sensibles aux contraintes résiduelles et aux défauts de surface (éjectas, vallées, pores).
    • Le traitement thermique améliore la résistance en réduisant les contraintes résiduelles.
    • Les défauts de plus de 200 µm, qu’ils soient naturels ou artificiels, sont un facteur déterminant, indépendamment de la rugosité.
    • La microstructure sous la surface joue également un rôle clé.

    Enfin, une analyse par tomographie synchrotron et simulations numériques met en évidence l’interaction entre la rugosité de surface et les petits défauts sous-jacents, expliquant la dispersion des résultats. Un modèle basé sur le diagramme Kitagawa-Takahashi permet d’unifier ces observations et d’optimiser la conception des pièces FLLP.

    Composition du jury

    • M. Mauro MADIA, Bundesanstalt für Materialforschung und -prüfung, Examinateur
    • M. Anis HOR, ISAE-SUPAERO, Examinateur
    • M. Franck MOREL, LAMPA, Arts et Métiers, Examinateur
    • M. Etienne PESSARD, LAMPA, Arts et Métiers, Examinateur
    • Mme Linamaria GALLEGOS MAYORGA, LAMPA, Arts et Métiers, Examinatrice
    • M. Thierry BAFFIE, CEA, Examinateur
    • M. Eric CHARKALUK, École Polytechnique, Examinateur

    Thèse dirigée par : M. Franck MOREL et co-encadrée par : Mme Linamaria GALLEGOS MAYORGA et M. Etienne PESSARD.

  • Orientation : rencontrez Arts et Métiers sur les salons étudiants !

    n 2025, venez parler orientation en rencontrant personnels et étudiants Arts et Métiers sur des salons étudiants.

    Salon Studyrama Sup’Alternance et Apprentissage

    • Date : Samedi 25 janvier 2025
    • Horaires : 10h00 -17h00
    • Lieu : Espace Champerret – Paris
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    Salon Studyrama Sup’Alternance et Apprentissage

    • Date : Samedi 25 janvier 2025
    • Horaires : 10h00 -17h00
    • Lieu : ARCADIUM – Annecy
    • En savoir plus

    Salon Studyrama des Master 1 et 2, Mastères spécialisés & MBA

    • Date : Samedi 8 février 2025
    • Horaires : 10h00 -17h00
    • Lieu : Espace Champerret – Paris
    • En savoir plus

    Salon Eduniversal des meilleurs Masters, MS et MBA

    • Date : Samedi 15 mars 2025
    • Horaires : 10h00 -18h00
    • Lieu : Espace Champerret – Paris
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    Salon formations et recrutement en alternance 

    • Dates : Vendredi 7 mars 2025 et Samedi 8 mars 2025
    • Horaires : 10h00 -18h00
    • Lieu : Porte de Versailles- Paris
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    Talents for the planet

    • Dates : Mercredi 19 mars 2025
    • Horaires : 9h00 -18h00
    • Lieu : Parc Floral – Paris
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  • A2ForBois : un nouvel élan pour la filière forêt-bois

    Face aux défis environnementaux, économiques et sociétaux de la filière forêt-bois, Arts et Métiers coordonne un projet pour préparer les compétences de demain.

    « La forêt est essentielle dans la lutte contre le changement climatique, grâce notamment à sa capacité à stocker le carbone, contribuant ainsi au contrôle des gaz à effet de serre », explique James Dat, directeur du Campus des Métiers et des Qualifications d’Excellence Forêt-Bois Bourgogne Franche-Comté.
    Le bois, quant à lui, se positionne comme un matériau de choix pour la transition écologique et les constructions durables, répondant à la nécessité de bâtir une industrie bas-carbone. Mais la filière fait actuellement face à une pénurie de recrutement en formation et de nombreux départs à la retraite de professionnel·le·s d’ici 5 ans.

    Un Forest Van pour promouvoir les métiers du bois

    Pour renforcer l’attractivité de la filière forêt-bois, le projet A2ForBois mise entre autres sur des outils novateurs et des actions de sensibilisation. Parmi ces initiatives, le Forest Van, un véhicule itinérant, sillonnera les trois régions concernées par le projet (la Bourgogne-Franche-Compté, le Grand Est et l’Auvergne-Rhône-Alpes) pour promouvoir les métiers autour de la forêt auprès des collégien·ne·s, lycéen·ne·s et enseignant·e·s.
    En parallèle, une bibliothèque numérique sera créée pour centraliser les outils de communication et les rendre accessibles aux acteur·ice·s régionaux et des territoires voisins.
    « L’amélioration de l’offre de formation est également au cœur du projet. De nouveaux programmes, de formation initiale et continue, verront le jour pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises et impliquer davantage les professionnel·le·s dans les parcours pédagogiques, précise James Dat. Des technologies innovantes seront intégrées comme des jumeaux numériques, notamment celui du déroulage bois développé dans le cadre du projet JENII au laboratoire LaBoMap du campus de Cluny ».
    En complément, des parcelles forestières pédagogiques seront développées pour tester sur le terrain des nouvelles pratiques sylvicoles. Les enseignements issus de ces expérimentations seront ensuite utilisés par les centres de formation.

    Soutenir les entreprises et diversifier le recrutement

    Par ailleurs, le projet A2ForBois s’engage à accompagner les entreprises forestières et les scieries dans leur développement. Cela passe par le renforcement des compétences, l’augmentation des effectifs salariés et l’amélioration de leur marque employeur. En renforçant les principes de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et en favorisant l’innovation, le projet veut rendre le transfert de la recherche et de l’innovation des entreprises et centres de recherche vers la formation plus rapide et efficace.
    En parallèle, A2ForBois souhaite diversifier les filières de recrutement en facilitant les reconversions professionnelles. L’objectif est d’ouvrir la filière à des talents venus d’autres secteurs et de mieux collaborer avec les prescripteur·ice·s de l’orientation et de l’emploi. « Malheureusement, beaucoup d’apprenant·e·s ou de personnes en recherche d’emploi méconnaissent les métiers de la forêt et du bois. Il est essentiel de diversifier les sources de recrutement et renforcer l’attractivité des métiers de la filière », souligne James Dat. Le projet mise également sur les collaborations internationales pour enrichir les pratiques locales et mieux valoriser les produits issus de bois locaux dépérissants ou scolytés comme alternatives aux matériaux plus traditionnels.

    Le projet A2ForBois

    Le projet A2ForBois (Avenir Formation Forêt-Bois) est lauréat de l’appel à projets « Compétences et Métiers d’Avenir » et bénéficie d’une enveloppe de 21,3 millions d’euros, dont une subvention du programme France 2030 de 12 millions d’euros sur 5 ans.

    Lancé le 13 novembre 2024, ce partenariat réunit Arts et Métiers et d’autres structures, telles que l’EPL de Besançon, le FCBA, l’ONF, Fibois BFC, l’Institut Agro Dijon, AgroParisTech Nancy et les universités de Bourgogne et de Franche-Comté. S’ajoutent également la Région Bourgogne-Franche-Comté, la DRAAF BFC et le Rectorat de Région Académique, des entreprises, des coopératives forestières et des établissements de formation, représentant un consortium de 16 partenaires.

    Il s’inscrit dans un contexte stratégique : en Bourgogne-Franche-Comté, région où le couvert forestier représente 36 % du territoire métropolitain, la filière forêt-bois joue un rôle crucial, tant pour la biodiversité, la qualité de l’air et de l’eau que pour la transition écologique. Cependant, elle doit surmonter des défis majeurs : un faible taux de recrutement en formation (42 % des places occupées), un renouvellement massif des cadres (40 % de départs prévus à 5 ans) et une attractivité limitée en raison de la pénibilité perçue des métiers. « Il y a également la problématique de dépérissement de la forêt, qui a augmenté de près de 80% en 10 ans, » explique James Dat.

    Le projet a été déposé par le Campus des Métiers et des Qualifications (CMQ) d’Excellence Forêt-Bois de Bourgogne-Franche-Comté, porté par Arts et Métiers via le LaBoMap du campus de Cluny. Cette structure, labellisée par le ministère de l’Éducation nationale en 2022, accompagne les membres de la filière forêt-bois dans leurs besoins en compétences et formations. En Bourgogne-Franche-Comté, la filière emploie plus de 21 000 personnes.

  • École engagée : où en est Arts et Métiers ?

    En 2022, Arts et Métiers a adopté un plan Développement Durable et Responsabilité Sociétale (DD&RS) 2023-2027. Parmi les actions réalisées et les projets pour 2025 figurent la mise en œuvre d’un plan numérique, des formations en Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) pour les enseignant·e·s et la réalisation de travaux d’amélioration énergétique sur les campus. Des actions de diversité, inclusion et égalité sont également renforcées.

    En décembre 2022, Arts et Métiers adoptait son plan d’action DD&RS 2023-2027 afin de mobiliser l’ensemble de son écosystème à répondre aux enjeux d’une réindustrialisation responsable.

    Le plan s’appuie sur les cinq axes du label DD&RS en cohérence avec les objectifs du plan sobriété du Gouvernement, des Accords de Grenoble, du cadre de l’Ademe et des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies :

    Quelles avancées ont été réalisées ? Quels grands projets sont programmés pour 2025 ? Réponses axe par axe.

    Axe 1 :  Stratégie, gouvernance et ancrage territorial

    C’est l’axe qui donne le cadre général, organise et met en œuvre les chantiers. Il s’appuie sur un groupe de travail composé des référent·e·s des directions générales adjointes et d’étudiant·e·s.

    De plus, cet axe anime un réseau de référent·e·s développement durable nommé·e·s sur chacun des sites. Des réunions sont organisées tous les mois pour avancer sur le plan d’action et les actions menées localement.

    La priorité pour 2025 est de définir et mettre en œuvre un plan d’action numérique ainsi que d’établir un partenariat avec l’Ademe.

    Axe 2 : Enseignement et formation

    Cet axe a pour objectifs d’aligner les compétences visées pour les apprenant·e·s avec les besoins des trajectoires pluri technologiques définies dans les scénarios de l’Ademe et de favoriser le développement de la connaissance et la diffusion des connaissances en ingénierie durable. L’un de ses principaux chantiers est donc la co-définition des compétences et acquis d’apprentissage en DD&RSE nécessaires pour l’ingénieur·e Arts et Métiers.

    Cet axe a notamment mis en place, à la rentrée 2024 ,une formation à un socle RSE de 18 h pour les nouveaux enseignant·e·s mais aussi un catalogue de formations dédiées au développement durable et à la responsabilité sociétale des entreprises.

    Axe 3 : Recherche et innovation

    Arts et Métiers fait du développement durable et de la responsabilité sociétale une priorité dans sa stratégie de recherche et d’innovation. En témoigne le projet ITTAI (Innovative Territories, Technodiversity and AI for a resilient, Inclusive and Sustainable Evolving Society). Maturé au sein de la Direction Générale Adjointe à la Recherche et à l’Innovation (DGARI) depuis un an avec la participation de plusieurs laboratoires et chercheur·euse·s de l’établissement, ce projet marque le positionnement d’Arts et Métiers pour répondre aux besoins de la société avec une approche à la fois résiliente et robuste. Son objectif est de proposer des outils de prototypage numériques avancés à destination des territoires pour les accompagner dans leurs problématiques de transition écologique et de prise de décision.

    ITTAI se fondera sur l’utilisation de méthodes et processus de conception prenant en compte l’expérience utilisateur afin de proposer des solutions cohérentes avec les comportements et besoins exprimés des citoyen·e·s.
    Pour cela, sept partenaires viennent compléter les compétences scientifiques des laboratoires Arts et Métiers : l’Institut Mine Telecoml’École Nationale des Ponts et Chausséesl’Institut Agro, le CNRS, le CNAMSciences Po Paris et l’INSA de Lyon. L’Ademe montre également un intérêt fort pour ce projet.

    Les priorités 2025 sont l’identification de territoires pilotes pour les premiers cas d’étude et la mobilisation des équipes de recherche dans les différents établissements pour mener à bien les premiers projets.

    En 2025 la DGARI travaille en parallèle au lancement d’une UAR (Unité d’Appui à la Recherche) avec le CNRS et d’autres établissement de recherche pour évaluer l’impact des projets de recherche.

    Axe 4 : Gestion environnementale

    Arts et Métiers a saisi les opportunités offertes par le plan France Relance et les plans de résilience pour accélérer la programmation de ses travaux d’amélioration énergétique et de déploiement d’outils de pilotage et de gestion des énergies.

    Un plan de sobriété incluant la réalisation d’audits et de schémas directeurs énergie a été lancé en 2022 afin de prioriser les travaux d’amélioration de la performance environnementale de ses bâtiments.

    En 2025, les principaux projets concernent la mise en place des GTB (Gestion Technique du Bâtiment) sur les campus d’Angers, de Bordeaux, de Châlons-en-Champagne et de Cluny. Des travaux importants seront également réalisés à Cluny (réhabilitation de l’aile nord de la résidence), Lille (remplacement et isolation d’une partie des toitures des ateliers) et Metz (remplacement et isolation des toitures des bâtiments A et B, remplacement des menuiseries extérieures du bâtiment C).

    De plus, le campus de Paris sera raccordé au réseau de chauffage urbain et divers travaux concourant à la performance énergétique (éclairage LED, isolation, remplacement de menuiseries, étanchéité…) sont programmés sur plusieurs campus.

    En parallèle, un module de suivi des énergies sera déployé dans le système d’information patrimoine.

    Axe 5 : Politique sociale

    L’établissement poursuit le déploiement d’actions en faveur de la diversité, de l’inclusion sociale, de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, les harcèlements et les discriminations (VSSHD), de l’égalité femmes-hommes et de l’accueil de personnes en situation de handicap.

    Arts et Métiers affiche désormais sur l’ensemble de ses offres d’emploi un texte spécifique sur ses engagements et sa volonté d’inclusion de personnes en situation de handicap. La Semaine du Handicap organisée en novembre dernier pour sensibiliser et informer sur le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap, a connu un franc succès avec un nombre de vue record sur les posts Viva Engage et une vingtaine de personnes se sont portées candidates pour participer au Duo Day !

    Un chargé de mission VSSHD et diversité va poursuivre et développer l’engagement de l’établissement sur ces sujets. Des formations spécifiques ont été organisées et suivies par les les référent·e·s Violences Sexistes Sexuelles, Harcèlement et Discrimination, les membres de la cellule de signalement et les nouveaux enseignant·e·s. 

    Dans le cadre du plan d’action pluriannuel portant sur l’égalité femmes-hommes, une formation à l’écriture inclusive a été organisée.

    Pour en savoir plus

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://artsetmetiers.fr/fr/ecole-engagee 

    Découvrez le plan d’action Développement durable et responsabilité sociétale : L’établissement vient d’éditer son plan d’action Développement durable et responsabilité sociétale. En 24 pages y sont présentés axe par axe les objectifs, les actions et les indicateurs retenus : https://dp-www.s3.ensam.eu/public/2024-11/24_032_plaquette-bilan-RSE_V9.pdf École engagée : on en est où Arts et Métiers 2025 ENSAM (banner)

  • D’Arts et Métiers aux Jeux Olympiques : retrouvez le parcours d’Olivier Fleurette

    Retrouvez le parcours d’Olivier Fleurette, ancien étudiant Arts et Métiers, qui a participé à la création et à la réalisation des effets pyrotechniques lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 !

    Quand et comment tout à commencer ?

     » Mon travail a commencé en Avril 2023 soit environ 1 an et demi avant les Jeux avec les équipes de Paname 24. Il s’agit d’un regroupement de sociétés créées uniquement pour les jeux et notamment pour l’organisation des cérémonies d’ouvertures des Jeux Olympiques et Paralympiques de PARIS 2024.

    Au travers de la société Grand Final, j’ai pris en main la réalisation de plusieurs séquences pyrotechniques lors de la cérémonie d’ouverture mais également lors de la cérémonie de clôture au Stade de France avec une seule envie : repousser les limites techniques et artistiques de nos réalisations et d’atteindre le « state of the art » du domaine ; comme on me l’a gentiment fait remarquer. « 

    Quel a été votre rôle principal dans les cérémonies de PARIS 2024 ?

     » Mon rôle a évolué dans le temps, entre ingénieur, designer et responsable du projet. Concernant les cérémonies d’ouverture et de fermeture des Jeux PARIS 2024, mon rôle s’est porté sur la réalisation des effets pyrotechniques via la société pour laquelle je travaille – Grand Final et d’en faire le design artistique comme notamment celui du drapeau de fumée sur le pont d’Austerlitz.

    Tout cela s’est réalisé en suivant les briefs artistiques de Thomas Jolly, d’en faire la conception technique et le développement technologique pour y parvenir. 

    Thomas exprimait ses souhaits artistiques au moyen d’esquisses graphiques, puis à nous ensuite d’en juger la faisabilité, d’imaginer une solution qui puisse répondre à ses attentes ou de trouver une alternative, et de les exprimer avec nos outils de simulations et de dessins (AutoCAD).

    J’ai traité l’intégralité de cette chaine par souci de confidentialité. Jusqu’à deux mois avant l’ouverture, le projet était secret et au sein de l’entreprise nous étions peu à en connaitre l’existence, uniquement 2 à en connaitre la teneur. L’envergure de cet événement n’autorise pas de faute artistique, ni technique. La spécificité, véritablement la difficulté de cette cérémonie d’ouverture, a été la dimension de la scène, ou plutôt de la Seine. « 

    Comment se sont déroulés vos missions ?

     » Dans le cas du drapeau de fumée sur le pont d’Austerlitz, nous savions que cela était la première image de la cérémonie et impliquait donc de marquer les esprits. Le brief était simple : réaliser des rideaux comme ceux au théâtre, pour « Ouvrir grand ces jeux » (slogan de PARIS2024) aux couleurs de la France. Initialement, l’action était concentrée en dessous du pont pour le passage du bateau avec la torche – finalement le choix a été fait de créer un drapeau sur le dessus. J’ai finalement proposé ce drapeau de fumée notamment avec le double mouvement. Les simulations aident à trouver la bonne vitesse mais le véritable challenge reste le choix des produits, la densité de la fumée pour parvenir à concentrer tout en un seul « rouleau », c’est véritablement là l’innovation ! Après plusieurs mois d’études et d’essais, nous avons enfin pu présenter la séquence complète de 150m de long dans les jardins du Château de Vaux le Vicomte. Un moment fort où le rêve commence à se concrétiser. 

    En parallèle, Thomas souhaitait marquer le tableau de la Conciergerie (tableau « ça ira !» avec Gojira) avec une explosion de couleur depuis le monument. Ça a été un véritable défi, non seulement artistique mais surtout un défi technique, la Conciergerie est classée monument historique. Mon travail a donc porté sur la conception de canons à confettis spécifiques à cette séquence qui puissent lancer les 300kg de confettis papier depuis la façade sans l’abîmer (avec les effets de recul) ni les envoyer trop loin pour éviter de polluer la Seine. Aucune solution n’existait sur le marché, le sujet était un beau cas d’école. Tout devait s’installer depuis l’extérieur pour ne pas entraver le haut niveau de confidentialité de la cour de cassation, toujours active dans la Conciergerie. On a donc fait le choix du 100% sans fils et autonome pour le déclenchement des artifices et fumées. J’ai également réalisé le design pyrotechnique de cette séquence.

    Enfin le 3eme tableau avec de la pyrotechnie est celui de l’Institut de France avec la garde Républicaine et Aya Nakamura. Encore une fois, notre formation d’ingénieur était un atout pour définir techniquement pas moins de 350 points de tir sur la façade classée de l’institut et sur le Pont des Arts. J’en ai fait le design initial puis la réalisation technique des solutions d’accroche et enfin le tir. Ce fût le site le plus complexe techniquement notamment par la complexité de l’installation électrique et la proximité avec les performeurs. 
    Le montage sur site s’est déroulé pendant 15 jours avec plusieurs équipes par sites. Le jour de la cérémonie nous étions 35 personnes pour gérer tous ces sites, répartis tout au long de la Seine, et c’est un système de Time Code qui a déclenché et synchronisé toutes les séquences sur ordre du centre de contrôle de Paris 2024, tout ça dans un complexe système de communication et de gestion.

    Enfin pour la cérémonie de clôture, j’avais également le rôle de designeur pyrotechnique et responsable de projet. Je souhaitais utiliser les aiguilles du toit du stade de France comme support de la séquence pyrotechnique finale. Le défi était multiple car cela n’avait jamais été fait dans l’histoire du stade mais également l’installation de l’ensemble devait se faire en une seule nuit et enfin la cascade de l’acteur Tom Cruise imposait d’énormes contraintes en termes de balistique. L’étude et le calcul de ces supports temporaires fût un point très intéressant à développer. « 

    En quoi votre formation Arts et Métiers vous a-t-elle aidé pour ce projet ?

     » L’ensemble de mes missions sont un bel exemple de finalité atypique que peut offrir la formation de notre école. Les Arts m’ont apporté cette ouverture d’esprit, la curiosité et une culture technique pour repousser les limites hors des standards. Cela donne également une bonne idée de l’aboutissement d’un projet totalement hors des sentiers de notre formation mais totalement lié, du dessin technique, en passant par la R&D, la recherche des solutions techniques, la gestion des budgets, la mise en production, la gestion des équipes et même le design artistique, ce fût complet ! Un bel exemple de ce que nous permet l’école Arts et Métiers ! « Des Arts et Métiers aux Jeux Olympiques : retrouvez le parcours d'Olivier Fleurette !

    Conciergerie
  • journées portes ouvertes, 25 janvier et 08 février 2025

    journées portes ouvertes, 25 janvier et 08 février 2025

    Envie de plonger dans l’univers de l’ingénierie textile ? Participez à nos JPO pour explorer notre Ecole, rencontrer étudiants, enseignants et responsables de formation et découvrir nos formations innovantes. Assistez à des démonstrations techniques et explorez les multiples opportunités du secteur textile.

    Vous ne pouvez pas vous déplacer ? Rejoignez nos réunions d’information en ligne et interagissez en direct avec nos équipes depuis chez vous !

    S’inscrire

    • Samedi 25 janvier 2025 (à l’ENSAIT)
    • Samedi 08 février 2025 (en ligne)

    Au programme

    • Visites guidées de l’école
    • Visites des laboratoires et démonstrations d’équipements
    • Expérience de réalité virtuelle
    • Rencontres avec les étudiants et les professeurs
    • Stands d’information

    Infos pratiques

    • ENSAIT, 2 Allée Louise et Victor Champier 59100 ROUBAIX
    • 07 décembre 2024 ou 25 janvier 2025
    • Entrée libre entre 10h et 17h
    • Accès
      Train et Métro : Arrêt « Gare Jean Lebas »
      Bus : Lignes de bus 30, 33, Z6 et CIT3 Arrêt de bus « Gare Jean Lebas (Roubaix)
      Voiture : Parking interne à l’ENSAIT
  • Journée immersion – Hauts-de-France, 30 janvier 2025

    Les Journées d’Immersion 8h-16h : Durant une journée, vous serez un(e) étudiant(e) ELISA Aerospace. Vous pourrez assister aux cours du cursus ingénieur et/ou bachelor et partager un moment privilégié avec les associations étudiantes l’après-midi. C’est une occasion unique pour vous de rencontrer nos étudiants, nos enseignants et de vous projeter dans les métiers de l’aéronautique.

    Nous vous rappelons que l’inscription est ouverte uniquement aux terminales et aux étudiants déjà dans le supérieur. 

    inscription : Journée immersion – Hauts-de-France – Elisa Aerospace

  • JPO en présentiel – Hauts-de-France, 25 janvier 2025

    Les Journées Portes Ouvertes 10h-15h : Que vous soyez lycéen, bachelier, en CPGE ou déjà en première année d’études, quel que soit votre cursus initial, nous vous invitons à venir profiter de ce moment privilégié pour échanger avec nos élèves ingénieurs, nos enseignants et les responsables de l’école.

    Visites du campus et d’ELISA Tech One, le nouvel espace tourné vers le futur, tout au long de la journée

    Nous vous rappelons que l’inscription à cet évènement est obligatoire.

    inscription : JPO en présentiel – Hauts-de-France | Elisa Aerospace

  • Journées Immersion 2025 à Calais et Dunkerque

    Ces journées sont destinées aux élèves de première et de terminale afin de les aider à choisir leur orientation. Elles permettent aux lycéens de découvrir l’EIL Côte d’Opale de l’intérieur et d’échanger avec des enseignants et des étudiants de l’école.

    Ces journées Immersion auront lieu cette année :

    • sur le campus de Calais le mardi 11 février 2025 de 9h à 16h.  Programme de la journée ici. Veuillez apporter une blouse de chimie pour l’immersion dans les cours en lien avec les spécialités GEE et Agroalimentaire. 
    • sur le campus de Dunkerque le mercredi 12 février 2025 de 9h à 16h. Programme de la journée ici.

    Inscrivez-vous dès aujourd’hui !