Enseignement délocalisé mené dans le cadre du programme Mostakbalouna entre Lille, Figuig et Oujda
Ce semestre s’inscrit dans une continuité.
Le projet Mostakbalouna ne commence pas ici : il se poursuit. Il prend place dans la deuxième année d’un programme international mené sur trois ans, porté par une convention entre la Ville de Lille et la Commune d’Oujda, engageant conjointement l’École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille et l’École Nationale d’Architecture d’Oujda, soutenu par le financement de l’Agence Française de Développement.
Et pourtant, pour nous, tout commence là. Une nouvelle expérience s’ouvre, à la fois pédagogique et profondément humaine, portée par une idée simple : faire ensemble.
Au-delà des cadres institutionnels, ce sont surtout des trajectoires étudiantes, des gestes, des regards, des manières de faire et de penser la matière qui se rencontrent.
Faire le bon choix d’école d’ingénieur est une étape déterminante après le bac. L’offre est vaste, les cursus variés, et les critères nombreux. Pour vous aider à vous y retrouver, voici les points essentiels à prendre en compte pour choisir une école adaptée à votre profil, vos ambitions.
Vérifier l’accréditation CTI (Commission des Titres d’Ingénieur)
Premier réflexe avant de choisir une école d’ingénieurs : s’assurer qu’elle est habilitée par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI). En France, c’est la seule instance officielle qui est autorisée à délivrer le titre d’ingénieur diplômé. Concrètement, cela signifie qu’une école non accréditée ne peut pas délivrer un véritable diplôme d’ingénieur reconnu par l’État.
Aujourd’hui, environ 200 écoles sont habilitées par la CTI. Ce nombre limité garantit un haut niveau d’exigence, tant sur la qualité des enseignements que sur l’insertion professionnelle des diplômés.
Choisir une école accréditée, c’est donc sécuriser la valeur de son diplôme. Le titre d’ingénieur CTI confère le grade de master (bac+5), bénéficie d’une reconnaissance forte auprès des entreprises et ouvre des perspectives de carrière en France comme à l’international. C’est un véritable passeport professionnel, gage de crédibilité et d’employabilité.
Explorer les formations et les spécialisations proposées
170
universités partenaires dans le monde
Aujourd’hui, savoir évoluer dans un environnement international est souvent un prérequis. En choisissant votre école d’ingénieurs, prenez le temps d’évaluer concrètement les opportunités qu’elle offre à l’international : échanges académiques, stages à l’étranger, doubles diplômes, réseau de partenaires…
Une école bien connectée au réseau mondial permet non seulement de vivre une expérience enrichissante, mais aussi de renforcer votre employabilité et de vous démarquer auprès des recruteurs, en particulier si vous envisagez une carrière hors de France.
Vous gagnerez adaptabilité et en compréhension des enjeux globaux des entreprises. Des qualités particulièrement recherchées par les recruteurs, notamment pour des postes à responsabilité ou dans des groupes internationaux.
À CESI École d’Ingénieurs, cette dimension est intégrée au parcours : une mobilité internationale est obligatoire pour obtenir le diplôme d’ingénieur. Vous pouvez la réaliser sous différentes formes (semestre académique, stage, mission en entreprise) dans un réseau de plus de 170 partenaires à l’international.
Se renseigner sur la pédagogie et les possibilités d’alternance
Toutes les écoles d’ingénieurs ne forment pas de la même manière. Certaines écoles misent sur une pédagogie par projets, d’autres sur des cours plus théoriques. Il est essentiel de choisir un cadre qui vous correspond : êtes-vous plutôt à l’aise dans l’autonomie, la pratique ou les approches classiques, les cours théoriques structurés ?
À CESI, la pédagogie repose sur l’apprentissage par projet. Vous êtes placé en situation réelle, amené à résoudre des problématiques proches de celles rencontrées en entreprise. Cette approche développe à la fois vos compétences techniques, votre capacité à travailler en équipe, à gérer des projets et à prendre des décisions.
L’alternance vient renforcer cette dynamique de manière décisive. En passant une grande partie de votre formation en entreprise, vous êtes immergé dans votre futur métier. Vous apprenez les codes professionnels, les méthodes de travail, les attentes managériales et les réalités opérationnelles du terrain. Progressivement, vous gagnez en autonomie et en responsabilité.
Cette expérience vous permet de monter rapidement en compétences, de comprendre les enjeux stratégiques de votre secteur et de construire une véritable posture professionnelle.
Mesurer la notoriété de l’école et ses classements
Les classements ne résument pas, à eux seuls, la qualité d’une école d’ingénieurs. En revanche, ils restent de bons indicateurs pour évaluer la reconnaissance d’un établissement.
L’essentiel est de ne pas s’arrêter à une position globale. Prenez le temps d’analyser les critères qui comptent vraiment pour votre projet : insertion professionnelle, proximité avec les entreprises, ouverture internationale, part d’alternance, excellence dans une spécialité… Ce sont souvent ces indicateurs qui donnent la lecture la plus pertinente.
Pensez aussi à observer l’évolution d’une école sur plusieurs années. Une progression régulière traduit une dynamique positive, des investissements pédagogiques et une capacité à s’adapter aux transformations du marché.
C’est notamment le cas de CESI, régulièrement distinguée dans les principaux classements nationaux et internationaux.
L’école figure dans le Top 50 national des écoles d’ingénieurs selon L’Usine Nouvelle 2026, avec des positions particulièrement fortes sur des critères décisifs : 2e en insertion professionnelle, 6e en proximité avec les entreprises, 5e en génie civil & travaux publics et 4e en génie électrique.
Elle se distingue également dans Le Figaro, où elle se positionne dans le Top 10 des écoles d’ingénieurs post-bac, ainsi que dans plusieurs classements Eduniversal pour ses bachelors et Mastère Spécialisé®. Son référencement dans les classements internationaux Times Higher Education confirme aussi son rayonnement croissant.
Au-delà de la formation, une école d’ingénieurs se distingue aussi par la force et l’engagement de son réseau d’anciens élèves. Un réseau alumni actif est un levier concret pour accéder à des opportunités professionnelles avant même qu’elles ne soient rendues publiques, développer son réseau et faire évoluer sa carrière.
Les alumni jouent un rôle clé dans votre insertion : partage d’offres d’emploi, recommandations, retours d’expérience, conseils d’évolution… Ils permettent de mieux comprendre les réalités du terrain et d’ouvrir des portes, parfois dès la sortie de l’école. À CESI, ce réseau est structuré et animé dans la durée. Il favorise les échanges entre diplômés, étudiants et entreprises à travers des événements dédiés, des rencontres professionnelles et des communautés actives. Cette proximité renforce les liens et facilite les mises en relation dans de nombreux secteurs.
Faites le point sur vos priorités : spécialisation, pédagogie, dimension internationale, vie étudiante, coût…Prenez le temps de comparer les écoles, leurs caractéristiques, leurs points forts, leur fonctionnement, de visiter les campus, de poser des questions. Le choix de l’école doit correspondre à la fois à votre personnalité et à votre projet, c’est la clef de la réussite et de l’épanouissement.
En résumé
Choisir son école d’ingénieur ne se résume pas à suivre un classement ou une réputation : c’est un choix personnel qui peut déterminer votre carrière. Prenez le temps de bien vous informer, de rencontrer ceux qui y étudient ou en sont sortis, et de réfléchir à ce qui compte vraiment pour vous.
Une école bien choisie, c’est le point de départ d’une formation épanouissante et d’une carrière prometteuse.
L’ESJ Lille a perdu l’une de ses voix, l’un de ses sourires aussi. Marlène Anconina-Mazaud, intervenante à l’école pendant près de trente ans, est morte.
Musicienne, elle avait conçu un cours sur la voix pour les chanteurs, appliqué ensuite aux journalistes audiovisuels puis aux étudiants en journalisme.
Elle est arrivée à l’ESJ Lille, en 1993, elle en est repartie 27 ans plus tard, en 2020 pour une retraite bien méritée. 27 années de conseils pour placer sa voix, pour bien respirer, pour trouver le ton juste. 27 promotions d’étudiants qui se souviennent de ses crayons de bois dans la bouche « pour apprendre à bien articuler », de ses conseils pour ne pas « hyper saliver », de ses regards devant une phrase mal écrite, non oralisée. Marlène était un personnage, une personnalité d’une grande générosité avec les étudiants. Lors de la soirée de clôture des festivités du centenaire de l’école, fin 2024, de nombreux diplômés lui sont tombés dans les bras avec émotion, d’autres confiaient, tant d’années après, se souvenir de ses conseils. Ils ont encore, dans la voix, un peu de Marlène.
Comme nous à l’école, beaucoup sont tristes aujourd’hui ; ils garderont en souvenir, un rire, un sourire, des pas de danse dans la cour de l’école.
Nous pensons à Thierry son mari, à sa famille et ses proches, l’ESJ Lille leur adresse ses plus sincères condoléances.
Vous souhaitez reprendre ou poursuivre des études… pour obtenir un diplôme supérieur, une montée en compétences, une reconversion professionnelle… ? Pour découvrir toute notre offre de formations et de services, venez rencontrer nos conseillers lors des prochaines Portes Ouvertes le samedi 6 juin 2026 dans nos centres à Amiens, à Lille et à Valenciennes.
JOURNEE PORTES OUVERTES
samedi 6 juin 2026 de 9h30 à 12h30 à AMIENS : Avenue des Facultés à LILLE : 8 Boulevard Louis XIV à VALENCIENNES : 15 bis, Place Jehan Froissart
PERIODES D’INFORMATION ET D’INSCRIPTIONS
Le recrutement en alternance a débuté et il est possible de déposer vos candidatures jusqu’au 31 juillet. En formation continue en présentiel et à distance, les inscriptions se déroulent jusqu’aux débuts des cours en septembre / octobre, nous consulter.
Le Cnam propose une offre de plus de 700 parcours de formation de niveau bac à bac+8 dans 30 filières-métiers.
Le Cnam, pour qui ?
Quelles que soient votre situation économique et sociale, votre lieu de résidence, votre âge (dès 18 ans, jusqu’à la retraite et après) ou votre projet professionnel (formation initiale et en alternance, montée en compétences ou reconversion professionnelle), le Cnam propose un vaste panel de formations dans de nombreux domaines.
Le Cnam, pourquoi ?
Pour plus de 700 formations…
Dans le secteur tertiaire : Comptabilité et contrôle de gestion, Commerce – marketing, Ressources humaines et transformation digitale, Épidémiologie, Stratégie de l’entreprise, Management, Gestion des secteurs de santé, Logistique, Psychologie du travail, Relations internationales…
Dans le secteur technique : BTP, Énergie – Environnement – Développement durable, Industrie agroalimentaire, Informatique – Cybersécurité, Matériaux, Aérodynamique, Contrôle-qualité, Ingénierie mathématique…
Diplômants, certifiants ou permettant d’acquérir des compétences métiers et/ou de se professionnaliser, tous nos parcours sont accessibles soit en formation initiale par la voie de l’apprentissage soit en formation continue tout au long de la vie.
Au Cnam, il est toujours possible de se former en présentiel (cours en journée ; cours du soir dans le cadre du HTT), et maintenant plus que jamais en formation à distance, avec une offre très largement disponible en ligne.
Le Cnam propose également des solutions hybrides en permettant sur certains parcours de mixer deux modalités : cours à distance + regroupements physiques.
Adresses de nos centres et contacts
Centre d’Amiens : Avenue des facultés – 80000 Amiens Centre de Lille : 5, 7 et 8 Boulevard Louis XIV – 59000 Lille Centre de Valenciennes : 15 bis Place Jehan Froissart – 59300 Valenciennes
Originaire de Côte d’Ivoire, Mohamed Zidane revient sur son parcours international et son expérience au sein de CESI École d’Ingénieurs. De son arrivée en France à son insertion professionnelle en tant qu’ingénieur data, il partage les étapes clés de son évolution, les compétences développées au cours de sa formation ainsi que les atouts d’un environnement d’apprentissage tourné vers l’international.
Parcours et choix de CESI École d’Ingénieurs
Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?
Je suis Mohamed Zidane, originaire de Côte d’Ivoire. J’ai intégré CESI École d’Ingénieurs en 2023 dans le cadre d’un programme d’échange. Avant cela, j’ai obtenu une bourse pour étudier en Tunisie dans le domaine de l’ingénierie, avec une spécialisation en data science.
Suite à mes bons résultats, j’ai eu l’opportunité de rejoindre CESI à Rouen, où j’ai intégré le cycle ingénieur en dernière année, puis poursuivi avec un Mastère spécialisé en sécurité des systèmes d’information. Aujourd’hui, je travaille en tant qu’ingénieur data dans une entreprise La Forge Normandie.
Quel a été votre parcours avant CESI École d’Ingénieurs?
Avant d’arriver en France, j’ai déjà eu plusieurs expériences professionnelles. J’ai travaillé en Côte d’Ivoire, mais aussi en freelance avec des entreprises situées dans différents pays comme le Nigeria, le Maroc, la Tunisie et le Canada.
Cette expérience internationale m’a permis de développer des compétences techniques, mais aussi une grande capacité d’adaptation. À mon arrivée à CESI École d’Ingénieurs , j’ai effectué mon stage de fin d’études chez Koaloo.Fi à Paris, suivi d’une alternance d’un an et demi, avant de rejoindre mon poste actuel.
Pourquoi avoir choisi CESI École d’Ingénieurs?
J’avais plusieurs opportunités, notamment à Paris, à Nancy et Rouen. J’ai choisi CESI École d’Ingénieurs car le programme correspondait parfaitement à mon profil en data science. Il intégrait également un volet sécurité et management, qui complétait mon parcours et mes ambitions professionnelles. C’est cette approche globale qui a fait la différence dans mon choix.
Comment s’est passée votre arrivée en France ?
Mon arrivée s’est très bien passée. J’avais déjà vécu seul en Tunisie, ce qui m’a permis d’être autonome. De plus, je parle français depuis mon enfance, ce qui a facilité mon intégration.
J’ai également été très bien accompagné par les équipes de CESI École d’Ingénieurs, notamment par la chargée des relations candidats internationaux, Sabine Frefield, et le responsable de formation, Mohamad El Falou, ce qui m’a beaucoup aidé dès mon arrivée.
Quels ont été les principaux défis ?
Le principal défi a été l’adaptation à la pédagogie. À CESI École d’Ingénieurs , l’apprentissage repose sur beaucoup d’autonomie et de projets réalisés en groupe.
Contrairement à un enseignement classique, il faut apprendre à travailler sans supervision directe, à chercher l’information par soi-même et à savoir demander de l’aide au bon moment. Au début, cela peut être déstabilisant, mais avec le temps, cette méthode devient très formatrice.
Expérience académique et compétences développées
Qu’est-ce qui vous a aidé à réussir ?
Plusieurs éléments ont contribué à ma réussite : l’entraide entre étudiants, la pédagogie active de CESI École d’Ingénieurs et un environnement de travail stimulant. Le fait de travailler sur des projets concrets m’a également beaucoup aidé à progresser, tout comme le développement de l’autonomie et de la capacité à m’adapter.
Gardez-vous un souvenir marquant de votre formation ?
Un moment marquant est un hackathon réalisé avec des lycéens à Rouen. Nous devions les accompagner dans la création d’un projet innovant autour de la digitalisation des transports ferroviaires.
Nous les avons aidés à structurer leurs idées et à présenter leur projet. Cette expérience a été très enrichissante, notamment grâce aux échanges et à la dynamique d’équipe. Voir leur engagement était particulièrement motivant.
Impact sur la carrière et conseils
Quel impact CESI École d’Ingénieurs a-t-elle eu sur votre carrière ?
CESI École d’Ingénieurs a eu un impact majeur sur mon parcours. Au-delà du diplôme, la formation m’a permis de développer des compétences essentielles, notamment la prise de parole et la capacité à me présenter. Avant, je n’étais pas très à l’aise à l’oral. Aujourd’hui, ces compétences me permettent de mieux me valoriser en entretien et dans mon travail, ce qui a été déterminant pour décrocher mon emploi.
Votre expérience internationale a-t-elle été un atout ?
Oui, clairement. Travailler avec des équipes de différentes nationalités m’a permis de m’adapter à différents environnements et d’améliorer mon anglais. Cela m’a aussi appris à mieux communiquer avec des personnes issues de cultures différentes. Aujourd’hui, je travaille dans un environnement international, ce qui rend mon quotidien particulièrement riche.
De quoi êtes-vous le plus fier aujourd’hui et quel conseil donneriez-vous aux futurs étudiants ?
Je suis fier d’avoir trouvé un emploi avec un bon niveau de responsabilités. J’ai eu plusieurs opportunités, ce qui m’a permis de choisir une offre intéressante, au-delà d’un simple poste junior. Cette reconnaissance de mes compétences est une vraie source de satisfaction.
Je dirais aux étudiants internationaux de ne pas hésiter et de saisir l’opportunité. CESI École d’Ingénieurs offre une pédagogie innovante, un bon accompagnement et un réseau solide.
C’est une expérience qui vaut vraiment la peine d’être vécue, aussi bien sur le plan académique que professionnel.
C’est une victoire qui fait briller l’ingénierie au féminin. Après avoir conquis le jury lillois en mars dernier, l’équipe Glouteam a transformé l’essai lors de la grande finale nationale du challenge « Elles bougent », qui s’est tenue le 6 mai à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, une fierté pour nos deux étudiantes Icam participantes, Elise Chaillou de Fougerolle et Valentine Laforge.
Face à 21 équipes finalistes venues de toute la France, la pression était de mise sous les structures monumentales de la Cité des sciences. La pertinence et la qualité du projet Gloupil ont su séduire le jury national. L’équipe est repartie avec une prestigieuse seconde place, une performance remarquable qui souligne la créativité et la rigueur de nos étudiantes.
Encore félicitations à nos finalistes etsaluons également toutes les autres étudiantes de l’Icam qui se sont impliquées dans ce challenge et qui, par leur engagement, contribuent à briser les stéréotypes et à susciter des vocations d’ingénieures chez les jeunes filles.
À l’occasion de l’escale du navire Plastic Odyssey à Bordeaux, le campus Arts et Métiers de Bordeaux-Talence a mis à l’honneur le parcours de l’un de ses alumni, Thibault Roudier, aujourd’hui membre de l’équipage. Entre expertise technique, engagement environnemental et aventure humaine, cette rencontre illustre concrètement la capacité des ingénieurs Arts et Métiers à s’engager sur des projets à fort impact sociétal et environnemental.
Plastic Odyssey : un laboratoire flottant au service de solutions concrètes
Amarré au ponton d’honneur, face au miroir d’eau, le navire Plastic Odyssey a ouvert ses portes aux personnels et aux étudiants du campus lors de deux visites organisées en petits groupes. À bord, les visiteurs ont découvert bien plus qu’un navire : un véritable démonstrateur flottant dédié à la lutte contre la pollution plastique.
Machines de recyclage à échelle semi-industrielle, atelier de prototypage, laboratoire zéro plastique et objets fabriqués au fil des escales composent un écosystème technique pensé pour être réplicable, accessible et adapté aux contextes locaux, notamment dans les régions dépourvues de grandes infrastructures de traitement des déchets.
« Nous travaillons avec des machines accessibles et faciles à maintenir partout dans le monde. L’objectif est de proposer des solutions décentralisées, à l’inverse des grandes infrastructures européennes », explique Thibault Roudier.
Broyeurs, extrudeuses et presses permettent ainsi de transformer les déchets plastiques en planches, ensuite travaillées comme du bois pour produire du mobilier ou des objets utiles. L’équipage a par ailleurs documenté plus de 90 architectures de machines de recyclage, afin de s’adapter à la grande diversité des plastiques et des contextes rencontrés à travers le monde.
Au-delà des technologies, ces visites ont surtout permis de comprendre la philosophie du projet : expérimenter, documenter et transmettre. Les échanges avec l’équipage ont mis en lumière les enjeux humains, logistiques et économiques d’une telle expédition, ainsi que la nécessité d’ancrer les solutions dans des modèles d’économie circulaire adaptés aux réalités locales.
Un ingénieur Arts et Métiers engagé sur le terrain de l’économie circulaire
La présence de Thibault Roudier, ancien élève des Arts et Métiers, a donné une résonance particulière à ces rencontres. Ingénieur embarqué spécialisé dans le recyclage, il joue un rôle clé au sein de Plastic Odyssey.
« Mon rôle consiste à documenter, à chaque escale, les initiatives locales les plus efficaces en matière de gestion et de valorisation des déchets, mais aussi à accompagner des entrepreneurs sélectionnés lors de programmes intensifs à bord du navire », précise-t-il.
Ce travail l’a conduit à visiter plus de 200 sites industriels dans plus de trente pays, et à contribuer au développement de projets entrepreneuriaux concrets grâce aux outils et aux solutions identifiés durant le tour du monde. Parmi les escales marquantes, celle de Dakar, en janvier dernier, illustre pleinement l’impact du projet.
« Nous avons retrouvé notre équipe locale Plastic Odyssey Factories qui avait lancé entre-temps une véritable activité industrielle. Aujourd’hui, la structure emploie une quarantaine de personnes et accompagne le déploiement d’usines de recyclage décentralisées dans plusieurs régions du monde avec déjà une douzaine en opération ».
Si les défis sont nombreux, ils dépassent souvent la seule dimension technologique.
« Le principal enjeu n’est pas tant technique. Dans beaucoup de pays, il faut d’abord créer de la valeur pour inciter à la récupération des déchets. Les solutions existent ; le défi, c’est leur appropriation », souligne-t-il.
Cette expérience s’inscrit pleinement dans la continuité de sa formation aux Arts et Métiers, qui lui a apporté des bases solides en ingénierie, en innovation et en écoconception, mais aussi une capacité essentielle d’adaptation et de curiosité.
Inspirer et ouvrir le champ des possibles
À travers son témoignage, Thibault Roudier a souhaité transmettre un message clair aux élèves du campus.
« Mon parcours est atypique, j’en ai conscience. Si je partage cette expérience, c’est pour montrer l’étendue des possibles et l’importance de s’engager dans des projets qui ont du sens et de l’impact. Il faut ouvrir les imaginaires pour élargir le champ des possibles ».
Ces échanges ont suscité un vif intérêt et de nombreuses questions de la part des élèves et des personnels, révélant une aspiration croissante à donner du sens aux parcours professionnels. En valorisant l’engagement de ses alumni et en accueillant des initiatives comme Plastic Odyssey, le campus Arts et Métiers de Bordeaux-Talence réaffirme son ambition : former des ingénieurs capables d’innover, d’agir et de s’engager concrètement face aux défis environnementaux et sociétaux contemporains.
Votre entreprise a besoin d’un nouveau collaborateur, un pro, avec un regard neuf… Recruter un alternant apporte une dynamique et de nouvelles compétences à votre entreprise, un nouveau souffle…
Confiez-nous vos besoins en recrutement, nous disposons d’une pépinière de jeunes talents rapidement opérationnels et compétitifs, nous vous garantissons un service Premium !
Un accompagnement personnalisé avec une présélection des profils qui correspondent à vos besoins
Notre service relation-entreprise vous informe, vous accompagne, vous conseille et vous garantit une aide à la formalisation des contrats.
Nous vous accompagnons à toutes les étapes du recrutement :
Analyse du besoin de l’entreprise : Quelle formation ? Quel profil d’alternant ?
Complétude administrative : Accompagnement dans la rédaction du contrat, des démarches OPCO, explication des aides…
Organisation de jobs dating : rencontres d’entreprises et d’alternants…
Intégration et suivi de l’apprenti : Formation des Maîtres d’apprentissage et suivi pédagogique… Grâce à des points réguliers entre le maître d’apprentissage et le tuteur, nous maintenons un contact privilégié avec l’entreprise d’accueil de nos alternants dans un climat de confiance.
Les atouts de l’alternance au Cnam Hauts de France
Pour les entreprises du secteur privé, quel que soit le niveau de prise en charge de l’OPCO, aucun reste à charge ne sera facturé à l’entreprise,
Des rythmes d’alternance en parfaite adéquation avec les domaines métiers auxquels nous préparons,
Un taux de rupture de contrat très faible : 2.2% de rupture pour les apprentis du CFA Cnam HDF alors qu’il est de 17% en moyenne dans l’enseignement supérieur,
Des enseignants reconnus et issus du monde professionnel et universitaire,
Un maillage fort avec les entreprises permettant d’élaborer des contenus de formation adaptés à leurs besoins,
L’expertise du Cnam : depuis près de 30 ans, le Cnam Hauts-de-France forme des alternants de l’enseignement supérieur pour qu’ils deviennent de vrais professionnels en alliant connaissances théoriques et expertises pratiques
En 2025, le Gouvernement reconduira par décret une aide pour les employeurs embauchant des apprentis. Elle sera d’un montant de 5000€ pour l’embauche d’un apprenti au titre de la seule première année du contrat pour les entreprises de moins de 250 salariés et de 2 000 € pour les autres entreprises.
En l’absence de décision, l’aide n’aurait concerné que les contrats préparant à des diplômes de niveau bac et infra bac et pour les seules entreprises de moins de 250 salariés, soit moins d’un tiers des contrats. Par cette décision le Gouvernement choisit de préserver une aide pour chaque contrat, quel que soit le niveau du diplôme préparé.
Elle sera accordée sans autre condition aux entreprises de moins de 250 salariés. Les entreprises de 250 salariés et plus, pour en bénéficier, seront soumises aux mêmes conditions qu’aujourd’hui s’agissant notamment de la proportion de contrats d’alternance dans leur effectif total.
Par ailleurs, le montant de l’aide sera maintenu à 6 000 € pour l’embauche d’apprentis en situation de handicap et ce soutien restera cumulable avec les aides spécifiques qui leurs sont destinées.
Depuis quelques années, enseignants, chercheurs, acteurs de l’enseignement supérieur ou encore organismes d’enquêtes partagent un même constat : le niveau en mathématiques des élèves français se fragilise. Face à des profils étudiants de plus en plus hétérogènes, les écoles d’ingénieurs doivent adapter leurs méthodes pédagogiques afin de renforcer les compétences scientifiques tout en redonnant du sens aux mathématiques dans un monde marqué par l’essor de l’intelligence artificielle, de la donnée et des technologies numériques.
Une chute préoccupante du niveau en mathématiques
29%
des élèves français de 15 ans sont considérés comme en difficultés en mathématiques.*
*Trends in International Mathematics and Science Study.
Selon l’enquête Programme for International Student Assessment (PISA) publiée en 2023 sur la base des données 2022, la France obtient 474 points en mathématiques, un score légèrement inférieur à la moyenne de l’OCDE. Plus préoccupant encore, la France a enregistré une baisse de 21 points entre 2018 et 2022, l’une des plus fortes chutes observées depuis la création de l’étude en 2000.
Dans le même temps, la part d’élèves en difficulté progresse : près de 29 % des élèves français de 15 ans sont aujourd’hui considérés comme en difficulté en mathématiques.
Ces résultats s’inscrivent dans une tendance de fond. Sur plusieurs décennies, les comparaisons internationales montrent un recul significatif du niveau moyen des collégiens français. L’étude internationale Trends in International Mathematics and Science Study (TIMSS), confirme ce constat : les élèves français se situent en dessous de la moyenne internationale. En classe de quatrième, ils obtiennent ainsi 479 points en mathématiques, contre 507 points en moyenne dans les pays participants. Par ailleurs, seuls 3 % des élèves français atteignent un niveau avancé, contre 11 % ailleurs.
Ces indicateurs traduisent une réalité contrastée : si le système éducatif français continue de produire d’excellents élèves, les écarts entre les niveaux se creusent et une part importante des jeunes rencontre des difficultés avec les fondamentaux mathématiques. Une situation qui se répercute naturellement dans l’enseignement supérieur.
Des profils étudiants de plus en plus hétérogènes
Les écoles d’ingénieurs accueillent des étudiants issus de parcours variés : baccalauréat général, filières technologiques, BUT, BTS ou classes préparatoires. Cette diversité constitue une richesse, mais elle implique aussi des niveaux scientifiques parfois très différents à l’entrée des formations.
Au lycée, la réforme du baccalauréat a profondément modifié l’organisation des disciplines scientifiques. Même si la spécialité mathématique reste la plus choisie en classe de première générale, (environ 65 % des élèves), elle est plus souvent abandonnée en terminale. Par ailleurs, les résultats globaux au baccalauréat restent élevés : en 2024, le taux de réussite dépassait les 91 %, dont plus de 96 % dans la voie générale. Ces chiffres traduisent une démocratisation de l’accès au diplôme, sans pour autant refléter la diversité des niveaux scientifiques à l’entrée dans l’enseignement supérieur. Face à ce constat, les écoles d’ingénieurs doivent repenser leurs approches pédagogiques.
Le TOMIC : évaluer pour mieux accompagner la réussite
À CESI École d’Ingénieurs, cette réflexion a conduit à la création, en 2021, d’un dispositif spécifique : le TOMIC, pour Test Of Mathematics for Integrated Curriculum. Inspiré du modèle du TOEIC pour les langues, ce dispositif permet d’évaluer le niveau mathématique des étudiants et de suivre leur progression tout au long de leur formation. Le principe est simple : identifier les connaissances acquises, repérer les lacunes éventuelles et les axes de progression, tout en adaptant l’accompagnement pédagogique.
Au fil des années, ce dispositif a évolué pour devenir un véritable parcours de montée en compétences scientifiques, intégré à la formation d’ingénieur. La première étape consiste à évaluer le niveau scientifique des étudiants dès leur arrivée dans le cycle préparatoire intégré. Des tests de positionnement permettent d’identifier les prérequis maîtrisés et les points à renforcer.
À partir de ce diagnostic, les étudiants bénéficient d’un accompagnement personnalisé, avec des exercices ciblés et un suivi pédagogique assuré par les enseignants et responsables pédagogiques. Puis s’ajoute un dispositif de remédiation s’appuyant sur des outils d’apprentissage adaptatif développés avec le consortium universitaire Unisciel, qui mutualise des ressources pédagogiques numériques pour les disciplines scientifiques. Les étudiants peuvent ainsi accéder à des plateformes d’entraînement reposant sur des systèmes d’adaptive learning – comme la plateforme MaPS – destinée à accompagner les étudiants dans la consolidation des savoir-faire mathématiques nécessaires aux études scientifiques. Les exercices proposés évoluent en fonction des réponses de l’étudiant et de sa progression – grâce à un système d’algorithmes adaptatifs qui calculent le niveau de l’étudiant – afin de renforcer progressivement les notions les plus fragiles.
Ils peuvent également accéder à des modules structurés et scénarisés – dispositif SOCLES – composés de ressources Unisciel et organisés comme un cursus de licence scientifique : cours, exercice, évaluation.
Toutefois, ces outils, à eux seuls, ne suffisent pas toujours pour les jeunes n’ayant pas les prérequis pour intégrer une école d’ingénieurs. D’où l’importance d’un accompagnement global, proposé dès l’entrée sur le cycle préparatoire et tout au long du parcours, jusqu’aux examens, avant l’intégration du cursus ingénieur.
Repenser l’apprentissage des mathématiques
Dépasser une vision abstraite des mathématiques
Car à l’ère de l’intelligence artificielle, des algorithmes et de l’exploitation massive des données, les mathématiques restent plus que jamais le langage et l’outil fondamental de l’innovation scientifique et technologique.
Jusqu’à présent, les étudiants participent à deux semaines intensives de préparation scientifique dès leur intégration du cycle préparatoire intégré (CPI). Les mathématiques y sont abordées à travers des problématiques concrètes et interdisciplinaires, mêlant sciences, technologies ou transition écologique. L’objectif est de replacer les concepts scientifiques dans des contextes réels – par exemple la modélisation de phénomènes climatiques ou l’analyse de données environnementales. Ce dispositif a été renforcé en intégrant, dés la rentrée 2026, une troisième semaine avec davantage de méthodologie.
Par ailleurs, tout au long de l’année, les étudiants suivent également un enseignement hybride en Mathématiques (5 à 6 heures hebdomadaires) combinant cours théoriques, travaux pratiques et exercices appliqués. Des quiz personnalisés et des évaluations régulières permettent de suivre la progression des étudiants et d’adapter les contenus pédagogiques.
Enfin, au cours du cycle ingénieur, notamment en 3ème année, des ETS (enseignements transverses scientifiques) prolongent et enrichissent le dispositif initial, en liant les mathématiques à des enjeux contemporains : IA, data, numérique, modélisation de systèmes complexes ou encore la transition écologique.
L’objectif est clair : dépasser une vision abstraite des mathématiques pour montrer leur rôle concret dans la compréhension et la transformation du monde.
L’enjeu de l’attractivité : pour une ingénierie plus féminisée
Au-delà de la question du niveau en mathématiques, un autre enjeu majeur se pose : celui de l’attractivité des filières scientifiques, et notamment de leur féminisation.
Aujourd’hui encore, les femmes restent minoritaires dans les formations et les métiers de l’ingénierie : elles représentent environ 28 % des ingénieurs en France, selon les données de Ingénieurs et Scientifiques de France et de la Commission des Titres d’Ingénieur. Dans les écoles d’ingénieurs, la part des étudiantes progresse mais demeure généralement autour de 30 à 32 % des effectifs. Cette sous-représentation trouve en partie son origine dans les choix d’orientation au lycée. Bien que les mathématiques soient largement choisies en classe de première, les filles y sont encore moins nombreuses que les garçons et abandonnent plus souvent cette spécialité en terminale.
Pourtant, les défis contemporains auxquels nos sociétés sont confrontées – transition énergétique, intelligence artificielle, cybersécurité, industrie du futur – nécessitent des talents scientifiques nombreux et diversifiés.
Encourager les vocations suppose donc de renforcer l’enseignement des mathématiques, mais aussi de mieux en valoriser les usages et les débouchés.
Redonner du sens aux mathématiques pour préparer l’avenir
Dans un contexte de transformation technologique accélérée, former les ingénieurs de demain ne consiste pas seulement à transmettre des savoirs, mais à donner du sens aux apprentissages et développer les savoir-faire.
Attirer davantage de jeunes vers les sciences – et notamment davantage de jeunes filles – est essentiel pour que ces métiers reflètent toute la diversité des talents.Morgan Saveuse, Directeur des formations à CESI École d’Ingénieurs
Car derrière la question du niveau en mathématiques, c’est bien notre capacité collective à innover, comprendre et transformer le monde qui est en jeu.
Quelle école pour faire aussi bien que l’école Suzanne Lanoy de Solesmes en 2025 ?
Rendez-vous le 7 mai à l’école avec les 12 écoles en compétition… 300 enfants seront accueillis dans l’école et de nombreux élèves seront mobilisés pour cet événement phare à l’école depuis 12 ans !